DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. II. 1 65géométrie , spécialement à la détermination des lieux plans ,à la construction organique des sections coniques , et à diversproblèmes , dont quelques-uns sont assez curieux et difficiles.
Gérard Kinckhuysen cultiva aussi en Hollande avec succèsla géométrie et l’analyse cartésienne ; il fut même avec Schooteriun des premiers promoteurs de cette analyse. On a de lui diversouvrages ( 1 ) , dont le premier est un traité analytique des sec-tions coniques , le second un traité d'algèbre , dont , pourdonner une idée , il suffit de dire que , ayant été traduit enanglois , Neuton avoit eu quelque dessein de l'accompagner deses notes ; le troisième est une application de l’analyse algé-brique ò la résolution de divers problèmes, dont plusieurs roulentsur la théorie des courbes et les lieux géométriques. Ces troisouvrages réunis pourroient , à certains égards , être comparésà 1 'Arithmetìca u/iìvnrsalts , de Neuton.
Jacob Ferguson fut auteur d un ouvrage intitulé : Labyrin-thus algebrae ( 2 ) ( en hollandois ) , dans lequel il traite fort aulong de la préparation et résolution des équations. Une partieconsidérable roule aussi sur la nature, la décomposition et lasommation des nombres figurés , à l’occasion desquels il résoudplusieurs problèmes assez singuliers et d’une grande complica-tion , qui avoient été proposés par forme de défi aux analystespar un certain Tjado Focken.
A ces géomètres et analystes nous joindrons Abraham deGraaf, dont on a un cours de mathématiques assez complet enhollandois ( 3 ). J’ai lu quelque part que son algèbre et sa géo-métrie étoient de fort bons ouvrages pour son temps.
II me seroit même facile de citer encore nombre d’analysteshollandois ou belges. 11 me suffira d’observer ici que la languehollandoise ou flamande est beaucoup plus féconde en livresmathématiques , qu'on ne le croit communément. Mais commecette langue est peu connue partout ailleurs que dans les lieuxoù elle se parle , peu de ces ouvrages ont franchi les limitesdes Provinces-Unies et de la Belgique ( 4 ).
( 1 ) De grondt der Meet-Konst , lie.ou Principes de la géométrie Harleni,1660, in- 4“.— Algebra ofte Stel’-Konst , ífc. L’Algèbre. Ibid. 1661 ,in - .4°. — Geometria ofte Meet-
Konst , &c. ou l 'Art de mesurer, &c.'Ibid. 1663.
(2) La Haye , 1667, in-4 0 .
( 3 ) Het geheele mathesis , S’c. oula Math. complète en XIII parties,
' 679 ’ 171 4 °•
14 ; n est surprenant de voir combien
la Bibliotheca Belgica , de Valère-André , même avec les additions de soncontinuateur, est imparfaite à cet égard.On n’y trouve aucun de ces mathéma-ticiens , ni quantité d’autres que je pour-rois citer , et qui ont écrit sur toutesles parties des mathématiques. U suKi-oità ces bibliographes de parcourir quelquesbibliothèques, comme celles de Leyde,de Louvain , pour y trouver nombred’ouvrages et d’auteurs dont il entroitdans leur plan de parler.