i 66 HISTOIRE
En Danemarck , Erasme Bartliolni fut un des principauxpromoteurs de la nouvelle géométrie. 11 voyagea en France ,et s’abouclia pour cet objet avec M. de fíeaune , dont il obtintplusieurs manuscrits qu’il communiqua à Schooten , pour enenrichir la seconde édition de son Commentaire sur la géomé-trie de Descartes. II avoit aussi publié divers opuscules sous lestitres suivans : De terni ination es aequationum ; Selecta géomé-trie a ; De problemaûbus geonietricis per algebvam soùvendisDìssertatìones Vlll ; mais la plupart de ces écrits , imprimésà Copenhague, n'on t pas pénétré jusqu’ici.
Parmi les algébristes allemands de ce temps , on distingueHenri Babil , auteur d’une algèbre dont le titre annonce !asolution de questions fort difficiles ; titre qu’il reinplissoit. ap-paremment, puisqu’il fut traduit en anglois ; Jean Faulhaber ,dont nous avons raconté l’aventure avec Descartes , alors en-core fort jeune, et servant dans l’armée du prince d’Orange 3Sébastien Kurtz , auteur d’une Philosophie malhematìca , oùl’algèbre tient un principal rang ; Thomas Branker , auteurd’une Introduction à l’algèbre ( i ) , traduite en anglois etaugmentée par le docteur Pell, qui étoit un habile analyste , etíut un des premiers membres de la société royale de Londres ;Jean Hemeling, auteur d’un ouvrage où il résolvoit algébrique-ment cent six questions , qu’il dit avoir été tenues pour inso-lubles par les plus grands mathématiciens (2). Je 11 'ai pas étéà portée de vérifier si ces questions étoient en effet d’une sigrande difficulté.
En Angleterre , Jean ICersey se lit, vers isiy .5 , une sortede nom par son grand Traité d’algèbre , dont la première partieparut en 167J , et la seconde en 167J (J). Cette science y esttraitée avec une étendue peu commune. Jean Raphson , flansson JÍnalysis aequationum aniversalis (4) , s’attacha à donnerdes formules approximatives de résolution des équations detous les degrés , au moins jusqu’au 10 ; on en parlera ailleursplus au long. Nous avons déjà fait connoître d'autres analystesanglois de cette période , comme Backer, Halley , Wallis , &c.
L’Itaiie dans le même temps ne manquoit pas d’algébristes.Un des principaux fut Renaldini , noble d’Ancône , et profes-seur de mathématiques à Padoue. On a de lui de nombreux et
(0 Eirdeitung zur algebra , Ùc.
(2) Eine huadert und séchs Kuns-tticke questionem , &c. ; c’est-à-direcent six questions subtiles , Ltc. Fr. etLeips. 1684.
( 3 ) Elements af that mathematícolart , colled algebra , & c . Lorid. 1673 ,1674, in-í ol. 2 vol.
(4) Lond, édit 2 e . 1697, in- 4 0 . It.1702.