3 7 o HISTOIRE
nommer son auteur , pour en donner l’idée qu’il mérite. Ce sontles leçons que Neuton donnoit à Cambridge, lorsqu’il y occu-poit une chaire de mathématiques. Mais cet ouvrage supposequ’on soit déjà plus qu’initié dans l’algèbre , et même il s’ytrouve divers endroits de nature à ne pouvoir être entendusque par des personnes déjà consommées dans l’analyse. Celaa engagé divers géomètres à le commenter partiellement ougénéralement. Et d’abord M. S’Gravesande en éclarcit quelquesendroits dans ses Math. universalis elementa , quibus accé-dant specimina commentarìi in arithm. universalem Neutoni( Lugd. Bat. 1727 , in-'ò°. ). MM. Maclaurin et Campbel onteu un objet semblable dans les Trans. phil. de 1726 , 1728 et1729. Ces difíërens morceaux ont été insérés comme supplé-ment dans l’édition de Y Arithm. univers. , donnée à Leyde en1782, par M. S'Gravesande.
On ne peut regarder que comme un commentaire fort in-complet de l’ Arithm. universelle, celui du P. Lecchi, jésuite (1),car il ne touche qu’à la partie la plus facile de l’algèbre con-tenue dans cet ouvrage , et laisse intactes les parties les plusdifficiles. II étoit en quelque sorte réservé au savant M. Cas-tilhon , de l’académie de Berlin , de remplir complettementcette tâche, ce qu’il a fait en 1761 (2), On ne peut rien ajouterà ce travail , qui a réuni les suffrages , et des savans , et deceux qui cherchent à s’instruire.
Malgré les limites que nous nous sommes prescrites , nousne pouvons nous dispenser de parler encore ici de quelquesouvrages du même genre ; tel est celui du célèbre aveugleSaunderson ( 3 ) , traduit en françois , avec des remarques parM. de Joncourt ; tel est aussi le Traité d’Algèbre de M. Ma-claurin ( 4 ), traduit de même en françois par M. le Cozic.
Les Elémens d’Algèbre de M. Clairaut ( 5 ) méritent encoreici une mention particulière , tant par leur profondeur que par]a méthode qui y règne, méthode par laquelle , à Pin star de cequ’il fait dans ses Elémens de géométrie , il conduit en quelquesorte ses lecteurs à l’invention de l’algèbre ; aussi cet ouvragea-t-il été traduit dans presque toutes les langues de l’Europe.
(1) Arithmet. univers. , &c. Perpe-tuis commentariis aucta et illustrât,z,&c. Mediol. 175a, in-S°. 3 vol.
( 2 ) Arith. universalis , &c. Cumcommentariis Joan. Castilionei , prof.math.ultrajectini. Amstel. 1761, zra-4' 1 * 3 .L vol.
( 3 ) The E le ments of algeb ra intenlooks , &c. Lond. 1740 , í/z-4 0 . a vol.
It. en françois. Amst ., Leips. etP ans ì1756 , in- 4 0 . 1 vol.
(4) A treatise of algebra in three
parts , &c. Lond. 174. in-B Q . It.
1756 , in 8°. It. en françois. Paris ,1753 , in- 4 0 .
( 5 ) Elémens d’algèbre , par M.Clairaut , de l’académie royale dessciences , &c. Paris, 1746, Û2-8 0 .