iSa HISTOIRE
Les premiers travaux de Galilée en Mécanique , regardentla statique et l’hydrostatique ; dans son traité de Mécanique ,ouvrage de Tannée iopa , quoiqu’il ait été publié beaucoup plustard , il réduit la statique à ce principe unique et universel ,d’ou découlent comme autant de corollaires, toutes les propriétésdes njachir.es. II faut, dit-il , toujours le même temps à unepuissance pour enlever à une certaine hauteur un poids donné ,de quelque manière qu’elle le fasse , soit qu’elle l’enlève toutd'un coup , soit'que le partageant en parties proportionnées àsa force , elle le fasse à plusieurs reprises. Ln effet, de quelquecombinaison d’ageus que nous fassions usage , la nature , sinous osons parler ainsi , ne sauroit rien perdre de ses droits.Une puissance déterminée n'est capable que d’un effet déter-miné , et cet effet est d’autant plus grand , que la masse trans-portée dans un certain temps , parcourt un espace plus grand ,ou que l’espace étant le même, elle le parcourt dans un moindretemps. Il faut donc ponr que l’effet subsiste le même , que letemps soit réciproque avec la masse ; ainsi tout l’avantage desmachines consiste en ce que par leur moyen on peut exécuterdans une seule opération , ce que par T application nue de lapuissance , on n’auroit pu faire qu’en plusieurs reprises. Si l’on.considère autrement l’avantage des machines , il consiste en cequ’étant plus maîtres du temps que de la grandeur des puissancesà employer , elles nous mettent à portée de faire en un temps pluslong et avec de moindres forces , ce que des puissances plusgrandes et plus multipliées auroient exécuté plus promptement.Enfin , ce qu’on gagne dans Tépargne de la puissance , on leperd du côté du temps , et précisément dans le même rapport,d'où l'on doit conclure avec Galilée, que les machines les plusavantageuses sont toujours les plus simples ; car plus une ma-chine est compliquée , plus il y a d’effort perdu à surmonterles frotteinens , & c.
L’hydrostatique dut aussi à Galilée plusieurs vérités nouvelles ;dans son livre , deUe cose che stan.no suíl acqua , ii examinela nature des fluides mieux qu’ancun de ceux qui a voient écritavant lui sur ce sujet , hormis Stevin. 11 y démontre aussi leparadoxe hydrostatique dont nous avons parlé ci-dessus , dememe que diverses autres singularités du même genre ; niaisnous passons légèrement sur ce sujet , de même que sur sabìtanceta ou balance , pour trouver sans calcul le mélange desmétaux en les pesant comme l’on sait dans Tair et dans l’eau.Nous nous hâtons d’arriver à ses découvertes qni concernentle mouvement.
On a vu dans le dernier livre de la partie précédente , com-bien l’on fut peu éclairé jusques vers la fin du seizième siècle