DES MATHÉMATIQUES. Paht. IV. Liv. IV. 2Z9de Fontana , dont nous avons parlé. Fontana prétend en être1 inventeur, de même que du Télescope à oculaire convexe.Nous ne pouvons rien statuer là-dessus : les faits nous manquent ;c’est pourquoi nous laisserons volontiers cet astronome italienen possession de la découverte de cette sorte de Microscope ,puisque personne autre ne la revendique.
I V.
Le Télescope sortoit à peine des mains de son inventeur ,que Kepler entreprit d’en expliquer les phénomènes. C’est làle principal objet de sa Dioptrique, qui parut en 1611. Cetouvrage est l’un de ceux qili font le plus d’honneur à cethomme célèbre , et ce n'est point en donner une idée tropavantageuse , que de dire que Kepler y jette pour la premièrefois les solides son d em en s de la Dioptrique. L’analyse suivantemontrera que ce jugement n’a rien d’exagéré.
Le premier pas à faire dans la Dioptrique étoit de découvrirla loi que suit la lumière en se rompant. Kepler , à la vérité ,ne fut pas plus heureux ici qu’il l’avoit été dans son Astrono-mìae pars Optì.ca , où nous l’avons vu s’épuiscr en rechercheset en conjectures pour la déterminer. Mais guidé par l’expé-rience, il lui en substitua une propre à en tenir lieu dans lesrecherches qu’il avoit à faire, lí observa que tant que l’angled’inclinaison-(1) d’un rayon ne passe pas trente degrés , la ré-fraction que souffre ce rayon , en passant de l’air dans le verre,en est à très-peu de chose près le tiers ; et il prit ce rapportpour la vraie loi. Comme les surfaces sphériques des verresqu’on emploie dans les Télescopes , ont rarement trente degrésd’étendue de leur milieu vers les bords , Kepler crut pouvoirs’en servir avec assurance ; et en effet , il ne s’égara point.Ses déterminations sont tout-à-fait conformes à celles que l'ontrouve en employant la vraie loi de la réfraction.
La lumière passant d’un milieu plus dense dans un plus rare,s’écarte de la perpendiculaire , et d'autant plus que l’inclinaisonest plus grande : il en est eníin une telle que le rayon rompudevient parallèle à la surface réfringente. Cet angle est de 48degrés et quelques minutes dans le verre, c’est-à-dire qu’unrayon de lumière qui tomberoit sur une surface plane de verre,pour passer delà dans l’air, en faisant avee elle un angle de 4.2 0 ,
( l ) L’angle d’inclinaison , dont on gente. Celui qui forme le rayon rompuaura souvent occasion de parler , est avec cette perpendiculaire , s’appeílecelui que forme le rayon incident ayee l’angle rompu,la perpendiculaire à la surface réfrin-