s;8 HISTOIRE
de courbes plus applaties les nues «pie les autres , et décritespar certains procédés géométriques. Ceci ne fut pas une desmoindres occasions de travail pour Kepler. Prévenu de certainmouvement composé , par lequel il croyoit que cet ovale étoitdécrite, il en imagina une différente de l’ellipse ordinaire ,qu’il ne soupçonnoit pas encore ; il croyoit Mars subjugué ,lorsqu’il s’apperçut qu’il lui échappoit de nouveau. Les parolesde Kepler sont remarquables , ct méritent d’être rapportéescomme décelant une imagination vive , qui en eût facilementfait un poëte , s’il n’eût été astronome. At dhm de niotìbusmartis iti hune modum triumpho , eique ut plané devictotabulariuiL carceres aequationumque compedes necto , diversisnuntiatur locìs , futilem victoriam , ac bellum totd môle recru -descere ; nain domi quìdem captivas , ut contemptus , rupltomnia aequationum vincula , carceresque tabularum effregit.Jamqueparhm obfuit.quin hostis fugitivus sese cum rebellibussuis conjungeret , me que in desperationem adigerèt, nisiraptim nova rationum p hy sic arum subsidia , Jìisis et palanti-bus veteribus, submisissem, et quà sese captivas proripuisset,vestigiis ipsius , nullâ mord interpositd. inhaesissem , &c. Eneffet, pour me servir de l’expression figurée de Kepler , il necessa point de poursuivre son prisonnier échappé, qu’il ne Peutatteint et entièrement subjugué. II remarqua que le défaut deson ovale étoit d’être trop rentrante dans. le cercle , et tropapplatie; il en conclut que l’ellipse ordinaire qui tenoit un milieuentre cette ovale fictice et le cercle , étoit la véritable trace dumouvement de la planète. Son prisonnier , dit-il, content decette capitulation , se rendit de bonne grâce , et ne fit plus d’ef-forts pour s’échapper. Depuis ce temps ont tient pour principedes mouvemens célestes , que les planètes parcourent desorbites elliptiques , dont l’un des foyers est occupé par le soleilou la planète principale , et qu elles s’y meuvent de telle manière«pie les aires décrites par la ligne tirée du foyer où est la pla-nète centrale , sont proportionnelles aux temps. Si ['orbite d’uneplanète {figure 88.) est représentée par l’ellipse AEPG, dont APest la ligne des apsides , le soleil S en occupe l’un des foyers,et la planète s’y meut, de sorte que les secteurs AST , À St,sont comme les temps employés à arriver aux lieux T, t. C estsur ce principe que sont calculées les tables qu’emploient au-jourd’hui les astronomes. On a pris faire entière de 1 ellipse ,ou celle du cercle ADPA, pour ; ensuite on a supposéles secteurs D S A au foyer S , croître uniformément de degréen degré , c’est-à dire , de 36o e en 36o e de l’aire entière, etayant trouvé sangle 1)8A de ce secteur circulaire excentrique,on en a conclu sangle TSA , ce qui a donné l’anornalie vraie