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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. 281du flux et du reflux de la mer. cc L’attraction de la Lune , dit-il,» s’étend jusques sur la erre ; Telle attire les eaux de l’Océany* dans la zone torride , sous l’endroit dont elle occupe le» zénith , &c. La lune, continue t-il, passant rapidement le» zénith, et les eaux ne la pouvant suivre avec la même vitesse,» il se forme un courant continuel d’Orient en Occident, qui» va frapper sans cesse les rivages opposés , et qui se réfléchit» sur les côtes. Delà l’origine du courant d’air continuel qu’é-» prouvent ceux qui navigent sous la zone torride , et la cause« de la naissance ou de la destruction de divers bancs de sables» ou Isles , &c. de l'excavation du golfe du Mexique et de la« côte orientale de l’Asie ». II paroît reconnoître aussi la gravi-tation des planètes vers le soleil ( 1 ) ; car il lui compare celledes corps pesans sur la terre , et quoique dans son Abj'égé deL*Astronomie Copernicienne , il ne veuille pas que l’attractiondes planètes et du soleil soit réciproque , de crainte que le soleilne soit ébranlé de sa place , il ne laisse pas de la reconnoîtreailleurs. Car il prévient cette objection en disant que la masseet la densité du soleil sont telles , qu’il n’y a aucun sujet decraindre qu’il puisse être déplacé par faction réunie de toutesles autres planètes (2). Kepler enfin avoit conjecturé le mou-vement du soleil autour de son axe , et il en avoit fait un despoints fondamentaux de sa physique céleste (3) ; chacun saitque sa conjecture a été vériliée peu de temps après par la dé-couverte des taches du soleil. II fait ici une remarque digned’attention , savoir que c’est à l’équateur solaire , ou au cercleque cet équateur prolongé marque parmi les lixes, que devroientse rapporter les orbites des planètes , et non à notre éclip-tique ; en effet , notre écliptique est un cercle avec lequel cesorbites n’ont aucune relation physique , et par cette raison il doitnécessairement arriver, comme le remarque encore Kepler(4),que leur inclinaison à l’écliptique soit changeante, à moins queles nœuds de l’orbite de la terre et de celles des autres planètes,n’ayent un mouvement précisément égal à l'égard de l’équateursolaire. Or comme ce mouvement est inégal, ce n’est qu’à salenteur extrême que nous devons attribuer de ne nous êtrepoint encore apperçus de cette variation.

Après tant de traits de génie, on devroit , ce semble, s’at-tendre que Kepler reconnut le vrai système des Comètes, systèmesi satisfaisant, et qui avoit droit de lui plaire à tant de titres ;

(1) Epìt. Astron. Cop. 1. V, §. I. (4) Ibid. c. 60.

(2) Comin. de Mot. Mart. Ibid.

(3) Contrit, de Mot. stellae Marti S.

*• ^ » ca P- 24. et alibi passirtL

Tome II,

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