DES MATHÉMATIQUES. Pa*t. IV. Liv. V. 3enment de notre globe , on a encore vu, même dans ce siècle-ci,des gens qui ont écrit pour le combattre. Tel fut toujours le sortdes vérités les mieux établies , qn’il est aussi toujours quelquesesprits faux qui s’y refusent. Un M. Marquait attaquoit Copernicen 1704, dans un livre, intitulé , de verò systemate mundi nuit -(ju.cu/1 determinando , dìsseiïatio Nie. Copernico et Seò. Clericoopposite, : un M. Moller, en 172.6, étoit encoie plus décisif dansun livre , dont le titre est De indubio solis motu , irnmotaqueTelluris quiete. Tout le monde sait que l’abbé de Brancas n’ajamais voulu admettre le mouvement de la terre , et que dansses Ephéméridvs et ses Lettres cosmographiques, il fait mou-voir les planètes dans des espèces d’épicycloides revenant surelles-mêmes, et se coupant en autant de points que la terre faitde révolutions pendant que la planète en fait une. Telle seroiten effet la trace des planètes dans l’espace absolu , selon lesystème de Tycho Brahé; mais un des livres les plus singuliersà cet égard , c’est celui d’un M. Siegesbeck , qui porte pourtitre , De systernatis Copernicani ob vacìllantia ni/ais funda-menta mox imminente ruina ( Helmst. , iybi , z/2-4 0 . ). 11 fautconvenir que ce M. Siegesbeck prenoit bien son temps pourannoncer l’écroulement prochain de l’édiíice élevé par Copernic.Je finis par deux attaques plus récentes intentées à Copernic;l’une par M. i’abbé de Rival , plus pieux ecclésiastique queversé en physique ; car il n’est rien de plus pitoyable que sesraisonne mens ; l’autre par un M. ou P. Cominale de' Naples ,qui a écrit deux forts volumes zVz-4 0 . contre Neuton et Copernic.Ce seroit peine et temps perdus que de s’occuper davantage depareilles productions. Si l'on a vu assez récemment en Italie unmédecin , professeur d’université ( le docteur Bonhuomo ouHuomobono ) , attaquer la circulation du sang , si l’on voit tousles jours des gens entasser , sur la quadrature du cercle , ou laduplication du cube , paraíogismes sur paralogismes , doit - otts'étonner qu'une vérité , telle que le mouvement de la terre ,trouve dans quelques esprits une résistance opiniâtre à s’y éta-blir ; il faut les livrer à leur foiblo conception. Aussi de pareilsouvrages ne trouvent-ils aujourd’hui pas même de réfutateurs.
Le système du mouvement de la terre ayant été attaqué pardes autorités théologiques , il entre aussi nécessairement dansnotre plan de les discuter , et de íaire voir le peu de fondementde leur application. Cela est même d’autant plus à propos , quede l’aveu des anti-coperniciens les plus éclairés en physique ,ce sont les seules et les plus fortes armes qu’on puisse employercontre les partisans de Copernic.
. Les anti coperniciens allèguent d’abord ces passages de l’Ecclé-Siaste ; Generatìo adverùt , generatio prcctsrit , terra autein, in