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latum Cliristianun , et parut en 1627. Mais les astronomesn’ont point adopté ce bizarre projet , qui n’auroit servi qu’àjetter de rembarras clans Gastronomie.
Lansberge ( Philippe ) , né à Gand en i56o , se saisoit un nomvers ce temps dans les Pays Bas 5 on ne pont lui refuser destalens, et il eût pu rendre de plus grands services à 1 astronomie,si au lieu d'avoir l’ambition de fonder un corps complet decette science sur ses hypothèses propres , et de déchirer, comineil fait Tycho et Kepler , il tût mieux, jugé de ces hommes cé-lèbres et de leurs sentimens astronomiques. II publia en i63aSon LJranometria , et l’année suivante ses 'L'abuïae i’erpetuae ;mais ses grandes promesses, et les pompeux panégyriques qn’onlit à la tête de ce dernier ouvrage , n’en ont pas imposé long--temps. On a bientôt apperou que ces Tables varices , commeperpétuelles , n’étoient rien moins que dignes de ce litre : on amôme relevé des traits de mauvaise foi dans l’einploi qu il fait desobservations pour établir ses hypothèses, et dans le récit de cellesqu’il rapporte pour les confirmer. Horoccius l’a fort maltiaitódans son apologie de Kepler et de Tycho , sens le titre A'^4s~tronornia Kepleriana defensa et prornota. 11 y montre queLansberge , par l’envie de contredire et de rabaisser ces deuxhommes célèbres , tombe lui-môme dans une multitude d'absur-dités , de contradictions et d’embarras inutiles. Lansberge eutencore un vif adversaire dans un certain Phocylide Floìwirda,qui ne contribua pas peu à démasquer sa cíiarlatannerie et samauvaise foi. Un fils de Lansberge , nommé Jacques , cultivaaussi l’astronomie , et se distingua par son zèle à défendre lesystème de Copernic contie les Dubois , Fromond et quelquesautres de ses ennemis. Ses défenses sont solides, et il y employéalternativement les armes du raisonnement et de la plaisanterie.Lansberge le père, pasteur à Goës en Zelande , mourut en i635;tout le monde sait cpie sa célébrité a fait donner son nom àun ahnanach dont ["Europe est inondée chaque année , et quiest un recueil des plus plates inepties. Toutes les œuvres deLansberge ont été recueillies en un volume in-fol. , et publiéesen i6ó3 ; malgré ce qu’on vient de dire , on y trouve de fortbonnes choses.
L’astronomie eut vers cette époque, c’est-à-dire, vers r 620 ,dans la personne de M. de Peiresc, un Mécène auquel nous nepouvons nous dispenser de donner ici une place. M. de Peiresc ,né en t58o , étoit conseiller au parlement d’Aix. Les décou-vertes de Galilée sur les taches du soleil et sur les satellites deJupiter n eurent pas plutôt vu le jour , qu’il fit tous ses effortspour se procurer les instrumens nécessaires, aíin de les vérifieret d’en être lui-môme un des témoins. Ce ne fut néanmoins