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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv.V. 335qu’avec beaucoup de peine qu’il en vint à bout ; car il étoittrès difficile alors de se procurer un télescope. Ses occupationsne lui permettant pas de se livrer à l'oh ervation continue deces astres , il engagea M. Gautier , prieur de la \ alefe , à lesuppléer; ce que íit celui-ci , qui le premier détermina avecquelque exactitude les périodes des satellite.^. Peiresc conçutaussitôt combien leur observation pou volt être utile aux géo-graphes et à la détermination des longitudes , si l’on puuvoitreprésenter exactement leurs mouvemens dans une éphéu éride.II en écrivit à Hondius , géogra he hollandois de réputation ;il établit chez lui une observât ire , et s’attacha un homme in-dustrieux et savant , nommé Hetre Lombard , auquel il donnapour aides deux jeunes gens , l’un desquels étoit le célébréMorin , dont nous parlerons bientôt ; Pierre Lombard vovageadans la suite en Asie , aux frais de M. Peiresc , pour y fairel’essai de l’usage des satellites , aíin de déterminer les longi-tudes ; mais on sent aisément que leur théorie n'étoit pas assezavancée pour en pouvoir titer cet avantage. Peiresc apprenantdans la suite que Galihe avoit les mêmes vues, et ne voulantpas mettre la faulx dans la moisson de ce grand homme , sedésista de travaux ultérieurs sur ce sujet.

Gassendi s’étant lait connoître à Aix par ses exercitationsanti péripaioucu nne-> , Peu esc 1 accueillit, et lui voua aussitôtune tendre amitié ; il lui en donna des preuves , en lin procu-rant un canonicat à Digue, et ensuite la prévôté du chapitre,ce qui le mit eu état île se livrer entièrement à la philnso) hieet aux sciences qu’il aimoit, et en particulier à l'astronomie.

Peiresc s'etoit , à l’exemple et d'après les exhortations deGassendi , préparé à I observation de Mercure sons le Soleil ;mais comme Kepler lui-même, ne se liant pas trop à ses calculs,avoit invité les astronomes à guêter cette planète trois joursavant et trois jours après le moment annoncé de sa conjonc-tion , Peiresc ne put, à cause des occupations de son état , saisirle moment heureux , ce qu il regretta beaucoup.

Weudelin ayant, désiré qti’on repetât à Marseille l’ohservationde sombre solsticiale d u gnomon , faite anciennement par Py-théas , M. de Peiresc sYn chargea , et lit cette observation ; ilSe procura , an moyen de 1 ouverture faite au toit d’un bâtimentfort éltvé, l’équivalent d’mt gnomon de cinquante-deux piedsd’élévruion , et trouva que le rapport de la hauteur de ce gnomonà son ombre solsticiale au moment de midi , étoit de 120 à 43 -j-,Pythéas l’avoit trouvé de 1 >x> à 41 y; il sembleroit donc que l’é-cliptioue s’etoit éloignée depuis le temps de Pyihéas du zénithrst '*l! e , et conséquemment que l’obliquite de l'éclipti-jusa 1 équateur a diminué depuis le temps de cet astronome et géo-