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Tome second.
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36o HISTOIRE

dans le calcul différentiel di r, dy ^ les co-ordottîlées étantx et y, 11 y a aussi une grande ressemblance entre la manièredont on prend la différentielle, ou la fluxion d’une grandeur,et celle qu'emploie Barrow pour trouver le rapport des lettrese , a. H ne lui étoit même pas absolument impossible d’ap-pliquer sa méthode aux expressions irrationnelles , de sortequ’il toucha de fort près au calcul différentiel, et qu’il n’estguère besoin de recourir ailleurs qu’à ses ouvrages pour y trouverForjgine de ce calcul.

I V.

Tel étoit l’état de la Géométrie et de l’Analyse , lorsque

Í >arut M. Neuton. Cet homme immortel à tant de titres , naquite 25 decembre 1642 ( vieux style ) , à Woolstrop , dans laprovince de Lincoln , cì’une famille noble qui possédoit depuisdeux siècles la seigneurie de ce nom, et qui étoit originairede New-Town, ville de la province de Lancastre. 11 fit sespremières études dans l’école de Grantham , où il fut envoyéà douze ans. Lorsqu’elles surent finies , sa mère crut devoir lerappelles dans la maison paternelle , pour qu’il commençât àprendre connoissance de ses affaires domestiques. Mais il n’yapporta qu’un esprit si éloigné de ce genre d’occupation et siporté à í’étude, qu’il fallut le renvoyer à Grantham , d’où ilpassa au collège de la Trinité de Cambridge. Ce fut alors qu’ilcommença à étudier les mathématiques. Un génie si sublimene devoit pas suivre la route ordinaire ; Neuton ne fit, dit-on,que jetter les yeux sur Euclide , et passa aussitôt à des ouvragesde géométrie sublime , tels que la Géométrie de Descartes , etl ’drithmetica iajinitonim de Wallis. En les lisant , il ne sebornoit pas à les entendre , mais portant déjà ses vues au-delàde celles de l’auteur, il faisoit dès-lors comme par occasion uneample moisson de découvertes. C’est ainsi que s’offrirent à luises premières inventions analytiques , comme On le verra dansle récit que nous en ferons.

Le mérite de Neuton ne tarda pas à se faire jonr. Le docteurBarrow , si bon juge en ces matières , le connut , l’admira ,et quittant sa place de professeur à Cambridge, la lui procura.II n’avoit encore que vingt-sept ans , mais il étoit déjà en pos-session , et même depuis quelques années , de deux de ses plusbelles découvertes , sa théorie de la lumière , et son calcul desfluxions ; car il est prouvé , par des écrits qui subsistent encore,qu’il avoit trouvé ce dernier dès 1 (66 , c’est-à-dire, étant danssa vingt - quatrième annee. ll commença alors à dévoiler lapremière dans ses Lectiones Optïcae , ouvrage sublime , soit par