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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lit. VII. 4ndes vitesses , substituant leurs valeurs données , on trouve aussi-tôt ce qui doit arriver après le choc. Ces formules sont facilesà trouver pour ceux qui auront bien saisi les principes ci-dessus , et qui sont un peu versés dans l’analyse. On peut ausurplus recourir à divers auteurs modernes qui ont traité cettethéorie (i).

L’écrit du chevalier Wren s’accorde entièrement avec la théorieque nous venons d’établir ; il y a seulement cette différence ,qu'il n’y est question que des corps élastiques. Son expositionde leurs lois est surtout remarquable par sa brièveté et sa gé-néralité. Que A et B {fìg* 106) , dit Wren, soient portés l’uncontre l’antre, le premier avec la vitesse et dans la directionA D , Pau ire avec la vitesse et dans la direction B D. Que Csoit leur centre de gravité, et qu’011 fasse CE égale à C D ; lecorps A après le choc se mouvra avec la vitesse EA, et dansla direction de E en A, ct le corps B avec la vitesse E B, etdans la direction de E en B. II est facile de voir que cette ex-position renferme tons les cas imaginables. Car si le point Dest placé entre A et B, on a le cas où deux corps viennent sechoquer avec des directions contraires ; s’il est placé au-delàde l’un des deux, c'est le cas où l’un des corps poursuit l’autreet l’atteint ; lorsqu’il est placé sur un des points A ou B, c’estle cas du repos de l’un des deux corps. La situation du pointE désigne de même les directions des corps après le choc.Tombe-t-il entre A ct B, ils sont réfléchis l’un de l’autre ,puisqu’ils marchent avec les directions EA, E B. S’il tombehors de la ligne AB, les corps se suivront l’un l’autre. L’un desdeux enfin sera réduit au repos, lorsque ce point tombera sur Aou sur B. Nous laissons au lecteur intelligent le soin de démêlertous ces cas.

L’écrit de M. Huygens n’est pas moins élégant que celui deWren. Sa manière d’exposer les lois du choc est,absolument lamême. II y a aussi cette conformité entre ces deux écrits, queleurs auteurs n’ont considéré que les corps élastiques. M. Huygensles nomme durs , apparemment par opposition aux corps mous,qui n’ont aucune force pour résister au changement de leurfigure , ou pour la reprendre ; car 011 ne sauroit croire que ,quoique sectateur de Descartes en plusieurs points , il pensâtcomme ce philosophe, qu’une dureté parfaite est une cause suf-fisante de réflection.

La méthode qu’a suivi Huygens en établissant s<?s lois du

(>) Voyez Móm. de l’acad. 1706. et surtout M. Wolf, Eleni. nniy,s’Gravesandtì, Elementa Philos. Nat. Math. t, II , c. 12.

Di'sjiguhcrs , Cours de Physique , t. II ,

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