DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIE / { iSTraité de la Percussion (Paris 1677), est occupée à démontrerles lois d 11 choc données ci-dessus.
Comme la nature n’offre point de corps parfaitement durs,on est obligé dans ces expériences de s’en tenir aux corps mouset aux corps à ressort. Pour les premiers , on prend des ballesd’argille molle et fraîche , et pour ceux à ressort des balles d’y-voire ou de marbre. On les suspend à des fils de manière qu’é-tant dans la perpendiculaire, elles se touchent , et qu’elles sechoquent centralement. Alors , pourvu qu’on ne leur fasse pasdécrire des arcs de plus d une dixaine de degrés , leurs vitesses,quand elles sont arrivées à la perpendiculaire , sont sensiblementcomme les arcs d’où elles sont tombées. 11 est donc facile deles faire choquer avec tels degrés de vitesse que l’on veut , etde remarquer quels degrés de vitesse elles acquièrent dans lechoc ; car cette nouvelle vitesse est aussi sans erreur sensible ,comme Parc qu'elle leur fait parcourir en remontant On trouvepar ce moyen un accord satisfaisant entre la théorie ci-dessnset l’expérience. On voit toujours les boules , soit molles, soitélastiques , s’élever sensiblement aux hauteurs que la théorie adéterminées d’avance. La plupart des écrivains de physiqueexpérimentale ont imité Mariette ; et donnent à la preuve deslois de la communication du mouvement , quelque partie deleur ouvrage. On peut voir sur ce sujet Desaguliers , s’Grave-sande et l’abbé Noliet, Le suffrage unanime de ces physiciens ,fait de ces lois des vérités d’expérience qu’il n’est plus permisde révoquer en doute.
I I.
II n’est personne dans le dix-septième siècle , si nous en excep-tons Galilée et Neuton , à qui la Mécanique ait des obligationsplus nombreuses qu’à Huygens. On vient de le voir concourirà l’honneur de la découverte de la loi du choc des corps. Nouslui devons encore l’application du pendule aux horloges ; lacurieuse découverte de l’isochronisme des chutes dans la cycloïde ;la théorie des centres d’oscillabon , l’une des plus délicates etdes plus subtiles de la Mécanique ; les premiers traits enfin dccelle des forces centrales. Comme c’est ici l’endroit de notrehistoire , où Huygens joue le plus grand rôle , c’est celui oùnous avons remis de donner le précis de sa vie.
Huygens ( Christian ) , Seigneur de Zélem et de Zulichem,reout le jour à la Haye, le 14 avril 162.9 , de Constantin Huy-gens , secrétaire et conseiller des princes d’Orange. M. Cons-tantin Huygens, étoit non-seulement homme de lettres , commele témoignent les poésies latines qu’on a de lui, mais encore