416 HISTOIRE
versé dans la physique et les mathématiques. II fut le premiermaître de son íils , qui commença dès l’âge de treize ans à don-ner des indices de ce génie profond , qui devoit un jour le gui-der dans les recherches les plus obscures.
Le jeune Huygens , destiné par son père à l’étude du Droit ,fut envoyé en 164J , à l’université de Leyde. 11 y prit les leçonsdu professeur Vinnius, inais en môme temps il y trouva Sclioo-ten , le commentateur de Descartes , qui fortifia son goût pourles mathématiques. Aidé des secours de cet habile homme , etplus encore de son propre génie , il fit des progrès rapides danstout ce que la géométrie de Descartes a de plus difficile. Schootena donné place dans son Commentaire à diverses observationsutiles , ouvrage de ce temps de la vie d’Huygens.
Le fameux livre du P. Grégoire de Saint-Vincent fut l’occa-sion du premier ouvrage d’Huygens. 11 le réfuta en i 65 i , parun petit écrit, qui ne laisse lieu à aucune réponse solide , etauquel les partisans de Grégoire de Saint-Vincent ne répon-dirent effectivement que par des traits de mauvaise humeur ; ilpublia la même année ses Theoremata de circuli et hyper-bolae quadraturâ , et en i65/j, son ingénieux Traité , intituléDe circuli magnitudine inventa nova , dont nous avons parléailleurs. Mais ce ne sont là que des essais de la jeunesse deHuygens ; ils ne peuvent entrer en comparaison avec les inven-tions dont il enrichit depuis la géométrie et l'analyse. Telles sontentr’autres la théorie des développées , dont nous avons déjàrendu un compte étendu (1) ; et ses découvertes de Géométrie etde Mécaniques mixtes, qui doivent nous occuper une partie de cetarticle et de quelques-uns des suivans. On lui doit conjointementavec MM. Pascal et de Fermât, les premiers traits de la nouvellescience de calculer la probabilité ; il en dévoila les principes en1007 , dans son écrit intitulé Do ratiociniis in ludo Aleae.
Les autres parties des mathématiques n’ont pas de moindresobligations à Huygens. Nous avons déjà annoncé au commen-cement de cet article , celles que lui a la Mécanique. L’astrono-rnie lui est redevable de la mesure exacte du temps dont elle estaujourd’hui en possession ; de la découverte de Panneau deSaturne ; de celle d’un des satellites de cette planète; de la pre-mière remarque de l’applatissement de la terre , depuis si heu-reusement confirmée par Inobservation. Personne enfin ne portaplus loin que lui Part de travailler les verres de télescope, soitpour la longueur des foyers , soit pour l’excellence. Nous nousbornons à ce tableau succinct et imparfait des travaux d’Huy-
p) Voyez liv. I, art. VIII,
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