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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lxv. VII. 417gens ; tous ces dií'fërens objets doivent trouver leurs places ail-leurs , et y seront exposés avec l'étendue convenable.

Huygens s’étoit acquis dèsl’année i665, une telle réputation ,que Louis XIV voulant sonder dans sa capitale une académiedes sciences , le íit inviter, sous des conditions honorables etavantageuses , à venir s’établir en France ; il les accepta, et ilvint résider à Paris, en 1666. Durant le séjour qu’il y fît, il fut undes principaux orneinens de l’académie royale des sciences , dontil enrichit les registres d’une multitude d’écrits profonds. 11 eûtpeut-être terminé sa carrière en France , sans la révocation del’édit de Nantes. Eh vain tenta-t-on de l’y retenir, en l’assurantqu’ii y jouiroit de la même liberté qu’auparavant ; il ne put serésoudre à vivre davantage dans un pays où sa religion alloitetre proscrite, et ses frères persécutés ; il prévint l’édit fatal, enSe retirant dans sa patrie, en 1681.

De retour en Hollande , Huygens continua de cultiver sessciences favorites et de les enrichir de divers ouvrages. Telsfurent son Astroscopia compendiaria a tu bi molimine liberata ,son Traité de Lutnine , et celui de Gravitate, Il eut part auxsolutions de quelques-unes des questions célèbres que propo-sèrent vers ce temps les géomètres qui faisoient usage du nou-veau calcul de Leibnitz, telles que celle de la courbe isochrone ,et principalement celle de la chaînette. Ce n’est pas un destraits les moins glorieux de la sagacité de M. Huygens, d’avoirpu , presque destitué des secours de ce nouveau calcul qui luietoit peu familier , surmonter des difficultés de cette nature.

Huygens promettoit encore plusieurs années d’une vie utileaux mathématiques, lorsqu’il fut saisi de la maladie qui terminases jours. Sa mort arriva le 5 juin i 6 y 5 . Il légua par son testa-ment tous ses papiers à la Bibliothèque de Leyde , priant Bur-cher de Volder et Fullenius , mathématiciens habiles , de faireun choix de ce qui étoit en état de voir le jour et de le publier.11s s’en acquittèrent en 1700 , qu’ils publièrent un volume pos-thume des ouvrages d’Huygens. Depuis ce temps , M. s’Grave-sande nous a procuré une édition complète des Œuvres de cethomme célèbre. Les deux premiers volumes de cette intéres-sante collection parurent en 1724 , iu -\°., et les deux derniersen 1728.

Parmi les découvertes Mécaniques d'Huygens , nous en re-marquons une principale , et qui semble avoir été le motif etl’occasion de toutes les autres ; c’est celle de l’application dupendule à régler le mouvement des horloges. Cette circonstancenous prescrit Tordre que nous avons à suivre dans Impositionde ces découvertes.

L égalité de durée entre les oscillations du pendule étoit unTome 11. Ggg