DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VU. ^35Trans. Phil. du mois de mai de l’année 1714* ^ktte date estimportante pour í'ormer un jugement sur Taccusation . que luxintenta Bernoulli , de s’être paré d’une découverte qui ne luiappartenoit point, en la donnant dans son livre intitulé Me-t ho dus incrementorum , II nous a paru qu’en cette occasion Ber-noulli , et ceux qui écrivirent pour lui, transgressèrent Beau-coup les bornes de la politesse, et maltraitèrent M. Tailor étran-gement. Au contraire , celui-ci donna un exemple remarquablede modération ; il se contenta d’adresser quelques plaintes auxjournalistes de Leipsick et d’alléguer la date ci-dessus, qui estmême antérieure à celle de T écrit de Bernoulli. On a répliquéque Bernoulli avoit déjà indiqué cette méthode dès Tannée iyi 3 ;cela est vrai, mais ce qu’il dit ne suffit pas pour truster M. Tailordu mérite d’avoir du moins deviné avec beaucoup de sagacité.On a les pièces de cette querelle dans les Actes de Leipsick ,années 1716, 1718, 171s, 1721 et 172,2. Voyez aussi JoannìsBernoulli Opéra , tom II.
Le solution du problème des centres d’oscillation se déduitencore avec une facilité singulière du principe de la conserva-tion des forces vives , comme Ta montré M. Bernoulli, dansson discours sur la communication du mouvement. Ce principeconsiste en ce que lorsque plusieurs corps agissent les uns surles autres par leur pesanteur, la somme des produits de chaquemasse , par le quarré de sa vitesse , reste invariable. Ce seraune des applications de ce principe que nous développeronsdans la suite de cette Histoire. M. d’Alembert tire encore cettesolution du principe lumineux qui sert de fondement a saDynamique. Nous en parlerons aussi lorsque nous rendronscompte de cet excellent ouvrage. Nous nous bornerons à donner,dans la note 11 à la suite de ce livre , quelques détails decalculs et d’exetnples de la détermination du centre d’oscilla-tion dans diverses figures et díffcrens corps.
I V.
• C’est un phénomène connu dès long-temps des physiciens,que les corps qui se meuvent circulairement font un effort pours’écarter du centre de leur mouvement. Inexpérience de lafronde est familière à tout le monde. Des gouttes d'eau qu’onlaisse tomber sur la surface d’nn globe qui tourne rapidementsur son axe , en sont jettées au loin. Un corps attaché à un fil »et placé sur une surface horizontale, qui tourne rapidementautour d’un point, tend ce fil, et le rompt même , si la force
qu il lui oppose est inférieure à la tension qu’il éprouve.
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