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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VII. 4-55à traiter de la résistance des fluides, qu des milieux, au mou-vement. Ce doit être l’objet de l’article suivant, où l’on fer^connoître les principales vérités de cette théorie. M. Neuiontraite aussi dans ce Livre du mouvement des fluides, et examinediverses questions qui y ont rapport ; comme les vibrations desfluides élastiques, le mouvement des ondes, choses sur lesquellesil démontre des vérités également curieuses et utiles dans laphysique. Nous ne dirons rien ici du troisième livre : il appar-tient tout entier à l’astronomie , ou au système physique dql’univers ; et nous en ferons un extrait assez étendu dans undes livres suivans.

V I.

Dans tout ce qu’on a dit jusqu’ici du mouvement et des phé-nomènes qui suivent de sa composition , on n’a fait aucuneattention à la résistance du milieu dans lequel il se fai{. II étoitnécessaire de commencer à écarter de la question cette circons-tance , qui en augmente beaucoup la difficulté , sauf à y revenirdans la suite , après avoir connu parfaitement ce qui se passe-roit si elle n’avoit point lieu. C’est par une semblable grada-tion que l’esprit humain doit se conduire pour s’élever à la con-noissance des phénomènes de la nature, il lui faut en quelquesorte décomposer son objet, le considérer d'abord sous l'aspectle plus simple , se familiariser , pour ainsi dire , avec les pre-mières difficultés , avant que d’entreprendre d’en surmonter deplus grandes. C’est au moyen de cette marche sage et pru-dente que les mathématiques , s’élevant de recherches en re-cherches , ont atteint ce point de sublimité a u quel elles sontaujourd’hui parvenues.

Les premiers fondateurs de la science du mouvement, telsque Galilée, Torricelli, firent toujours abstraction fjp la résis-tance des milieux. Ce n’est pas qu'ils ne prévissent) bien qu’elledevoit apporter quelque changement à leurs déterminations ;mais il n'étoit pas encore temps de s’attacher à cette recherchedifficile , et la Mécanique n’avoit pas acquis des forces suffisantespour s’en tirer avec succès. C’est pourquoi Galilée, appliquanta la pratique sa théorie sur les mouvemens des projectiles, sup-pose que les corps projettés ont une masse considérable , et unedensité beaucoup plus grande que celle de l’air.

II y eut cependant, peu après Galilée , quelques mécaniciensfrançois qui considérèrent ce qui arriveroit à un corps tombant,non dans le vuide , mais à travers un milieu résistant. Noustrouvons sur ce sujet dans les Lettres de Descartes ( 1 )

(l) Lettres de Descartes , tome III , lettre IQJ.

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