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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VII. ^83est d’allier , autant qu’il se peut, la moindre résistance de laproue avec diverses qualités nécessaires au vaisseau. Mais Janature de notre plan ne nous permet pas d entrer plus avantdans ces considérations. 11 nous suffira de renvoyer le lecteura 1 excellent ouvrage que nous avons cité.

VIII.

Si l’étendue considérable à laquelle ce livre s'est déjà accrune nous imposoit pas la loi d’y mettre íin , ce seroit ici le lieude parler de la fameuse question que Leibnitz éleva en 1686,sur la mesure de la force des corps en mouvement. Mais nousne pourrions la traiter avec un peu de satisfaction pour lelecteur mathématicien , sans passer bientôt au-delà des bornesquel’abondance de notre matière nous prescrit. D’ailleurs, quoiquel'origine de cette question célèbre doive être rapportée vers la íindu siècle passé, c’est surtout dans celui-ci qu'elle a été-vivementagitée, et qu’elle a occasionné l’espèce de guerre civile qu'ona vu régner pendant quelque temps parmi les mécaniciens. Cemotif, joint à la considération précédente, nous a portés àen différer l'histoire jusqu’à ce que nous ayons atteint cettedernière époque. C’est pourquoi nous allons terminer ce livreen donnant une idée des travaux de divers mécaniciens cé-lèbres , dont nous n’avons eu encore aucune occasion de fairemention.

L’Angleterre nous offre plusieurs de ces mécaniciens dignesde trouver place ici. Tels sont les lords Brouncker et Moral,le chevalier Betty , auteur de quelques vues nouvelles et ingé-nieuses sur la perfection de la navigation et des voitures àroue (>) ; le marquis de Worcestre , auteur du livre intitulé:Century os inventions , parmi lesquelles se trouve entr’autresl’ébauche de la machine à feu, depuis exécutée par Savery, etdont nous parlerons ailleurs plus au long ; le docteur RobertIlook , et le chevalier Wren. Mais nous nous arrêterons uni-quement à ces derniers. II seroit difficile de trouver un hommedoué d’un génie plus heureux et plus fécond en Mécanique ,que le docteur Hook. Cet homme célèbre naquit à Freshwater ,le 16 juillet i638 , vieux style. Moins favorisé du côté de lafortune que de celui du génie, il fut obligé, pour fane sesétudes , d’entrer dans un des collèges d’Oxford , en qualitéd’écolier servant. Il ne tarda pas à se faire avantageusementconnoître au docteur Seth Ward, alors professeur à Oxford ,

(i) Trans. Phil. n°, 161 , et Hist. de la société royale.

P p p a