484 HISTOIRE
et aux antres fondateurs de la société royale , dans laquelle ilfut admis en 1661. Le chevalier Cutler voulant sonder une chairede Mécanique , crut ne pouvoir mieux la remplir cju’en enga-geant M. Hook à l’accepter. De là vient le nom de LectionesCutferianae , que porte le recueil d’excellerites leçons qu’il dictadans cette chaire. M. Hook fut aussi professeur d’Astronomieà Greshain. II mourut le 3 mars 1703 , vieux style. Voici sesdivers ouvrages par ordre de dates : Micrograph/a, 16 65 , ìn-fol.An attenipt to prove the mot'on os the earth. 1674 , in~ 4 °*Animadv. in Mac h. ccd. Hevelìi , r 674 , z'ra q°. I ,ect. Cutìe-rianae, 167c) , i/z-4 0 . M. Waller a publié , en \jo 5 , ses OEuvresposthumes (en anglois, 1 vol. in-Jòi.) avec sa vie, à laquellenous renvoyons le lecteur.
Le détail des inventions et des vues nouvelles du docteurHook seroit d’une prolixité extrême ; les lecteurs doivent re-courir à ses écrits nombreux, qui justifieront l’éloge qu’on vientd’en faire. Mous nous bornerons ici à un trait de sa sagacité :c’est supplication dn ressort à régler le mouvement dos montres.Cette invention si heureuse , et qu’on attribue ordinairement àM. Huygens , me paroit légitimement revendiquée par M. Hook.On trouve effectivement dans l’Histoire de la société royale deLondres (1) , parmi les litres d’écrits présentés à cette sociétéavant qu’elle publiât ses Transactions , on en trouve , dis-je ,quelques-uns qui concernent évidemment cette application. Drcette histoire parut en 1668 , plusieurs années avant qu’il fûtquestion en France de rien de semblable. M. Hook fît, dit-il (2),cette découverte dès Tannée 1660 , et il la communiqua àMM. Bronncker et Morai, comme un échantillon de quelquesinventions dont il disoit être en possession , et qui dévoient luidonner la solution du fameux problème des longitudes ; maisne s’étant pas accordé avec ces messieurs sur les articles del’espèce de société qu’ils dévoient contracter entr’eux , il n’ajamais voulu dévoiler son secret , et il l’a emporté avec lui.Nous remarquerons encore que , lorsque Huygens publia, en1674 , cet usage du ressort, Hook en fut très-indisposé. 11 in-tenta au secrétaire de la société royale ( M. Oldembourg ) » unvif procès , i’accusant de prévarication , et de faire part auxsavans étrangers des découvertes dont les registres de la sociétéroyale étoient les dépositaires ; mais il n’étoìt pas besoin queOldembourg commît cette indiscrétion, pour que lïnvention dontnous parlons transpirât, puisque le livre cité plus haut paruten françois dès Tannée 1669 , et peut-être fut ce là que Huygensetl’abbé de Hauteíeuille, qui lui disputa en justice réglée cette
(1) Part. II, ch. z6.
(2) Lect. on the Spri'ng.