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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. 607agissante qui tencl à les rapprocher de cet astre. II en est demême des planètes secondaires qui circulent autour des prin-cipales , et enlin par degrés de toutes les parties dont chacunde ces corps est composé. Chacune d’elles tend à se réunir auxautres avec une force proportionnelle à sa masse, et vice versd,comme l’aimant et le fer s’attirent mutuellement. Cette force ,c’est l’attraction neutonienne, ou la gravitation universelle. Peunous importe, du moins ici, quelle en est la nature. Est-ce uneimpulsion réitérée sur le corps, ou bien une nouvelle propriétéde la matière? c’est ce dont nous ne nous embarrasserons point.11 nous suílira qu’il soit démontré qu’il y a dans funivers uneforce qui tend à rapprocher les planètes principales du soleil ,et nous pouvons à cet égard ne pas aller plus loin que Neuton (1).II proteste en plusieurs endroits de ses Principes qu’il n’entendpar le mot attraction que cette force dont nous venons de parler,quelle qu'en soit la nature. » Je me sers, dit-il, du terme d’at-» traction, pour exprimer d’une manière générale l'effort que» font les corps pour s’approcher les uns des autres , soit que» cet effort soit f effet de faction des corps qui se cherchent» mutuellement, ou qu’il soit produit par des émanations de f un« à l'autre, ou par faction de f éther , ou de tel autre milieu cor-» porel ou incorporel. Je vais, dit il encore dans le même ou-» vrage, expliquer les effets de ces forces que je nomme attrac -» tions, quoique peut-être, pour parler physiquement, il iïït» plus exact de les nommer impulsions ».

Mais c’est surtout dans son optique (2) qu’il donne un témoi-gnage authentique et frappant de sa manière de penser à cetégard. On l’y voit tâcher de déduire la cause de cette gravita-tion d'un milieu subtil et élastique qui pénètre tous les corps.Voici cet endroit remarquable. » Ce milieu, dit Neuton, n’est-» il pas plus rare dans les corps denses du soleil, des étoiles» des planètes et des comètes , que dans les espaces célestes» vuides qui sont entre ces corps-là ; et en passant dans des» espaces fort éloignés, ne de vient-il pas continuellement plus» dense, et par-là n’est-il pas la cause de la gravitation réci-» proque de ces vastes corps, et de celles de leurs parties vers» ces corps mêmes ; chacun d’eux tâchant d’aller des parties

» les plus denses vers les plus rares?. Et quoique faccrois-

« sement de densité puisse être excessivement lent à de grandes» distances, cependant si la force élastique de ce milieu est ex-» cessivement grande, elle peut suffire à pousser les corps des35 P art ies les plus denses de ce milieu vers les plus rares avec

r\ V ' 1 ’ ^ ecf- xi , d la fin. Ibid. Sect. xi, au commencement .

t 2 / 'Optique. Quest, aï et 2.2.