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Tome second.
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SUPPLÉMENT. 649

enseigna aux navigateurs des méthodes , et leur mit entre lesmains des instrumens propres à observer le soleil et les étoiles ,alin de les diriger sûrement dans leur route. Encouragés parCeS A* n , Struct * ons ' franchirent bientôt les bornes qui les avoientarrêtés jusqu’alors. La découverte de toute la côte d’Aírique ,celle d’un passage plus court aux Indes orientales , la découvertede l’Américjue, lurent les fruits que la navigation retira en moinsd’un demi-siècle de ces secours ; mais ce n est pas ici le lieu deprésenter le spectacle intéressant des découvertes des Portugaiset des Espagnols. Je vais me resserrer dans ce qui est essentielle-ment de mon plan , je veux dire , exposer les progrès de lanavigation , considérée comme l’art de se conduire en mer àl aide de l’astronomie et de la géométrie.

Le premier élément de la navigation est de connoître la po-sition respective des lieux , et la route qu’on doit tenir pouraller de l’un à l’autre. C’est ce que les navigateurs font par lemoyen de leurs cartes hydrographiques. Cette raison nous porteà commencer par-là le précis que nous J*ous proposons de donnerde cette science.

L’invention des cartes hydrographiques est l’ouvrage du princedom Henri. II y avoit long-temps que celles de géographieétoient connues : mais des cartes construites suivant le mêmeprincipe, eussent été inutiles dans la navigation. Le prince dontnous parlons, et ses mathématiciens , préférèrent, par les raisonsqu’on verra bientôt, de développer la surface du globe terrestreen étendant les méridiens en lignes droites et parallèles entre elles.Pour prendre une idée claire de ce développement, qu’on ima-gine que les parallèles du globe terrestre soient en même-tempsflexibles et extensibles , et les méridiens seulement flexibles ;qu’on déploie ensuite toute la surface de ce globe , en étendantles méridiens en lignes droites et parallèles, on aura la surfaceterrestre développée en un rectangle , dont la longueur seia lacirconférence de l’équateur, et la largeur celle d’un demi mé-ridien. Ce sont-là les premières cartes qu’employèrent les navi-gateurs , et qu’on nomme plates, parce qu’elles sont en quelquesorte formées de la surface du globe applati. Le motif pourlequel on s’est astreint à désigner les méridiens par des lignesdroites et parallèles , est celui-ci : c’est afin que la trace duvaisseau qui auroit parcouru un certain rhum b de vent, pût semarquer dans la carte par une ligne droite. Car s’ils eussent étéinclines les uns aux autres, ou des lignes courbes comme danstes çartes ordinaires de géographie , cette trace n auroit pu êtrequ une ligne courbe ; ce qm n’auroit point répondu à l’intentiondu navigateur.

Mais il y a dans ces sortes de cartes deux inconvéniens ; l’un2 orne II. N n n n