ADDITIONS. 7 l3
I’ombre de la lune traversa le disque de la terre dans le voisinage et dans la di
section de l’équateur. ,,
Nous avons enfin à examiner l’éclipse donnée pour celle que nous cherchons
par le P. p eta u (1), suivi en cela par le P. Hardouin dans son commentai esoixante-dix semaines de Daniel. Ce seroit suivant eux, celle du 9597 avant J.C.,et de toutes les éclipses mentionnées ci-dessus c estettectivemecelle qui approche le plus de convenir à L'objet présent. Cependant, calcul ta,telle n’y consent point encore. L’ombre de 1a lune passa au nord du Pont-Euxin *
travers la Scyihie et les Palus-M®otides, - , ., ,,>
Quelle est donc cette éclipse si célèbre, et parce qu’elle fut la prem.erepréditechez les Grecs, et parce qu’elle fit tomber les armes des mains de deux armées«charnées à se détruire. M. Bayer,un des premiers membres 1 académie de le-tersbourg, nous l’apprend dans un des mémoires de cette académie, intitule,Chronologia Scythica{i). Ne trouvant point dans 1 éclipse de l an 585 avant J.- •les caractères qu’il désiroit, il consulta son confrère, M. Frédéric Christian May .qui prit volontiers la peine de calculer toutes les éclipses arrivées depuis 1 an W>»avant J.-C,, jusqu’à I an 55 6 avant Ja même ère; avec la marche de i omprede la lune sur le disque de la terre. Or , de toutes ces éclipses , la seule qui puisseêtre admise pour celle de Thalès , est une qui arriva l'an 603 avant J.-C. le 17mai. L’ombre de la lune entra au lever du soleil sur le disque de la terre prés dol’équateur vers le premier degré d’élévation du pôle sous une longitude de 23 ,comptée del’île-de-fer. Elie continua sa marche vers les bouches du Nil, ensuitetraversant la Méditerranée, elle couvrit la Cilicie et la Capadoce jusqu a Trébi-zonde, sous une largeur de 46 milles germaniques , parce que la lune étoit alorspérigée et le soleil apogée Dans tous ces pays l’éclipse fut totale et cum mora ; ets ombre traversa les pays ci-dessus vers les 9 heures et demi du matin. Toutes cescirconstances conviennent si bien à Péclipse de Thalès, qu on ne peut douter quece ne soit la véritable , et il fuit en conclure que la sixième et dernière annéede guerre entre Cyaxare et Alyathe, époque qui en fixe plusieurs autres dede Phistoire de ces temps anciens , fut l’an 60; avant J.-C.. Thalès avoit alors37 ans, et conséquemment sa naissance est voisine de l’an 640 avant la meme ère.,On lit sur ce sujet deux mémoires dans les transactions phil jsoph.ques de annee^7S4.Punde M. Costard, l’autre de M. Stukely. Le premier dit qu avant deconnoître l e calcul de M. Mayer, il ctait parvenu aux memes résultats, et ilpublie dans ce mémoìie son calcul propre, qui, a quelques minutes près, est.Concordant avec celui de Mayer. M. Stukely fait plus dans son écrit, il donnesur une carte la marche de l’orahre de la lune, par laquelle on yoit que soamilieu traversa P Asie mineure en passant au sud du Pont-Euxin, près du fleuveHalis, vers les bords duquel se livra la bataille. Toutes ces circonstan.es me fontpenser q U ’on ne peut se refusera reconnoitre l’éclipse de Pan 603 avant J.-C.,comme la seule qu’on puisse admettre pour celle qui fut prédite par Thalès. ,
Page z66. Addition sur Ibn-Ionis ou Ibn-Iounos , -- Thebith. _ ,,
Le manuscrit d’ibn-Ionis, dont Delisle s’étoit procure une copie, s étant re-trouvé, vient cTêtre traduit par Is citoyen Caussin 9 professeur ce langues oriervtaies au collège de France, et fort versé dans les maihémathiques. C’est unmorceau singulièrement précieux, tant par les lumières qu’iL jette sur lastronomm, que qj can tient un grand nombre dobservations, tant d Ibn-
lonis lui-même , d ue de divers astronomes ses prédécesseurs. Ces observation**ont f ort tuiles pour renouer le fil entre Gastronomie grecque et la moderne. Cettetraduction , quI paroîtra bientôt, sera précédée d’un morceau historique très-m-
(C Rationarium tempo,m ».
' ' Com ment. acad. imper. Pctropolitana. tom. IN.
Tome II.
X x x x