7X4 ADDITION 8.
téressant sur l’histoire de l’astronomie arabe, depuis Almamoun, jtisq.u’au dixièmesiècle de notre ère. 11 fera conndíïre plusieurs habiles astronomes Arabes dont lenom même n’avoit pas encore frappé nos oreilles.
Parmi les choses curieuses contenues dans cet ouvrage, on y verra en fore lajustification du célèbre Thébith ben Corrah, contre {'imputation généralementadmise d’avoir été Fauteur de cette hypothèse, appellée la trépidation des fixes(ou leur marche alternativement directe et rétrograde), bine lettre de Thébith ,insérée dans cet ouvrage , fait voir que loin d’être Fauteur de cette hyppothèse ,il la regardoit comme une imagination dénuée de fondement , et l’ouvrage dequelques astronomes ses contemporains.
Page 44$. Addition à Farticle de la géométrie des Indiens.
11 paroîtroit qu’il y a eu, comme parmi nous , che* ce peuple des gens qu*ont cherché la quadrature du cercle : car suivant u»e instruction politique , mor.il*et philosophique, dressée par ordre de Fempereur Mogol Akbar, et intitulée parcette raison Aycn- Akbery, etc. les Indiens font le rapport du diamètre du cercle à lqcirconférence égal à celtii de T2jo à *937. Mais ce rapport est il donné -commisrigoureusement vrai, ou seulement comme une approximation plus exacte que celled’Archimède; c’est ce que j'ignore. On ne pouvoit au surplus dans ce dernier cas ren donner une plus exacte en aussi peu de chiffres : car .ce rapport revient à celuide 1 à 3.14160, Or,on sait qu’exprimé etrcore plus exactement, il est de } à3.141592 , etc.
Page 460. Addition sur Us constellations chinoises ,
En parlant des constellations chinoises, nous avons omis de faire mention d’unmémoire du citoyen de Guignes fils , envoyé de Chine à l’académie des sciences ,et inséré parmi ceux présentés à cette compagnie par des savans étrangers, t. X.J! a été aussi publié à part en 1782. On y trouve le catalogue de toutes le»,constestjllations chinoises , rapportées sur deux planisphères, en sorte qu’on yvoit la correspondance de ces constellations , ou plutôt leurs positions respectivesà P égard des nôtres. A la suite de ce catalogue est une notice de toutes lescomètes vues à la Chine depuis l’an 613 avant J.-C. , jusqu’à l’an 1222 de 'l’èrèchrétienne, extraite des livres chinois. Quoique en général cette notice présenteplutôt des annotations que des observations de comètes, il en est cependant quelques-unes qui pourroient être utiles , et dont on pourroit suivre le cours et la duréeau moyen de ces planisphères.
Page 497. Sur le passage prétendu deMercure au-devant du soleil dt Fan 807 ou 808-
Ce que je dis à cette occasion n’est pas exact. Kepler n’a jamais eu l’idéede corriger les mots octo-dies en octoríes pour faire dire en latin barbare pendanthuit heures, mais il lui substituoic octotits pour la huitième fois ; ce qui n'étoit pasmoins forcé. Au surplus il reconnut depuis que ce qu’on avoir observé sur le soleilpendant huit jours, n’étoit qu’une tache assez grande pour être apperçue à la vuesimple ; ce qui a pu arriver souvent.
Page 336 et suiv. Sur Léonard de Pise et Lucas del B or go.
Je dois avouer ici que je me suis trompé en plusieurs points sur ces deux analystes,pai en effet fixé l’époque de Léonard de Pise vers la fin du quatorzième siècle;,mais un manuscrit de cet algébriste, découvert dans une bibliothèque d’Italie párM. Tatgioni Tozzeti , a mis M. Cossali, chanoine régulier de Parme , en état deprouver que Léonard étoit antérieur d’environ deux siècles à cette époque ,.enserrequ’il paroi t que ces t à lui que l’Italie doit ses premières connoissances de l’al-gèbre (1).
(1) Origine, trasporto in Italia è primì progressé in esta delF algtbra, &e. Dé PictreCossali. C„ R., vol. 1 . f arma, 175,7, ««' 4 .°.