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Tome second.
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715
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ADDITIONS. 7» 5

M. Cossali saisit cette occasion de m’attaquer d’une manière peu ^° nn ^ equalifiant de grosso mort ma méprise sur Léonard de Pise , et se r écrivantde termes qui signifieroient en françois que j’avois apparemment la ber u ecette partie de l’histoire de l’algèbre. C’est en effet une grossière b vuque de n’avoir pas su que dans quelques bibliothèques d Italie, exis oi ,

nuscrit de ce Léonard , propre à fixer le temps où il vivoit , et de m eti: PP >

pour déterminer son âge de l’autorité de deux auteurs Italiens qml '

vers le temps où je l’ai placé. L’un est le P. Blancanus, dans sa Cbonologia m .t\tmatkorum ; l’autre, le savant Bernardino Baldi , dans sa Chromai -

matici, etc. Ne dois-je pas mourir de honte, mot François, a |sources oà il étoit possible de puiser, de n’en avoir pas «u a cet égard P ^

ces deux écrivains, dont le dernier même avoit écrit une Histoire des mathematkiens, en deux volumes in-folio , qui n’a jamais vu le jour. .

M. Cossali convient cependant que j’ai été plus juste envers ses comp , 1que divers auteurs François ou autres, comme dAlembert, e , sav ?. -i utAndrez , e tc. (i). En effet, qui étoit entré avant moi dans autant de cetales découvertes en ce genre, faites par des Italiens? Avec un peu de bienveillance,je dirai même de justice envers le premier auteur d’une véritable histoire des ma-thématiques , il auroit pu sans doute excuser des méprises inévitables a celutqui ouvre une carrière nouvelle. Mais tout cela n’a pu me faire trouver grâceauprès de l’impitoyable M. Cossali. II me poursuit à chaque page, à chaqueligne, avec une sorte d’animosité qui ne setoit pas plus grande, quand je seroiscoupable de quelque crime de lêze nation Italienne, ou que je l’aurois blesse personnellement, mais en voilà assez sur ce sujet. Je reviens à Léonard de Pise.

II vivoit d’après les documens fournis par le manuscrit en question au com-mencement du treizième siècle, et son nom propre étoit Bonacct. Négociant danséchelles d’Afrique et du Levant, ce qui étoit alors familier aux Pisans et aux Flo-rentins et fut la source des richesses qui élevèrent si haut les Médicis , il eut lanoble ambition de s’instruire dans les sciences qui fleurissoient chez les Arabes, eten particulier dans l’algèbre, qu’àson retour il transplanta dans sa patrie. II publiadans cette vue, en ìaci, une arithmétique qu’il fit paroùre de nouveau en’ ^ ort au gmentée. II est à propos de remarquer ici que dans ce temps a -f. n'étoìt q u’une pirtie de l’arithmétique C’en étoit la partie sublime - , ce quilui n t donner le nom d ’artt magna, arte maggiore.

fl paroît au surplus, par ce que M. Cossali rapporte de ce manuscrit , queLéonard de Pise avoir pénétré beaucoup plus profondément dans les secretsde l’analyse algébrique qu’on ne le pourroit croire aujourd’hui. II étoit par-ticulièrement versé dans l’analyse des problèmes du genre de ceux de Diophante»Cossali présente sur cela des détails curieux, ainsi que sur la résolution de>équations dérivées du second degré, ou de cette forme x* + px' +ç - ,x e + px’+ç, etc»qui se résolvent comme celles du second degré , mais qui conduisent à un binôme

decette forme A +|/C dont il faut encore extraire la racine quarrée, ou cubique, etc.pour avoir l’expression la plus simple de l’inconnue. Léonard y parvient par uneméthode différente de celle employée par les analystes modernes , et qui a mêmedes avantages sur elle. Léonard de Pise avoir aussi écrit un traité intitulé De' nu-mtu (juadruti , qui ne SS trouve plue, mais que M. Cossali restitue d’après lesdivers fragmens qUÎ s’en trouvent dans Lucas del Borgo. 11 ne manque pas à cesujet de me foire., ainsi qu’au citoyen Bessut un reproche de n’avoir pas su 1#voir dans le Cìntracio , c’est-à - dire le cendrier ou le fouillis de cet algóbiiste.Ajoutons foi une chose que M. Cossali, malgré ses connoissances en antiquitésmathématiques } .j 3SO j t avo i r ignoré, C’étoit pourtant un fleuron de plus à ajouterà la couronne de Léonard de Pise ; c’est qu’il étoit auteur d’un ouvrage de géo-

(t) Origine e grog-essì d’ogni sorte di Litteratnra , &c.

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