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Tome second.
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7 x(> ADDITIONS.

inetrie, assez bon, au jugement de Commandin , pour qu’il eût le dessein. Jele publier par la voie de ['impression , ce que sa mort empêcha. 11 existoit, suivantle témoignage positif de Bernardin Baldi, dans la bibliothèque des ducs d’Urbin..

M. Cossalinous fait aussi connoître quelques hommes qui, dans les quatorzièmeet quinzième siècles cultivèrent l’algèbre, tels que Rafaello Canacci, Florentin ,auteur d’un Ragionamento d'algcbra; Guillaume de Lunis, traducteur de l’algèbrede Mohammed ben Musa , ct divers autres réputés par leur habilité dans ce genre ,mais dont les travaux n’ont pas vu le jour, parce qu’ils vécurent avant l’inventionde l'imprimerie. Mais comment lui a-t-il échappé de parler du traité de Algorithmede Prosdocimo Beltnando di Padua, imprimé dès 1483 (car il porte cette datedans un catalogue de» livres de M. Mair.in ). II lut étoit sars doute plus facilede le trouver dans quelques bibliothèques d’Italie , qu’à moi de soupçonner seu-lement Inexistence dn manuscrit de Léonard de Pise.

Au surplus on ne doit pas confondre Léonard de Pise avec un autre nomméCamille Léonard, et qui étoit de Pesaro , s’il est vrai que son livre , intituléLiber desiderata* canonum œquaiotii motuum celestium sine calculo , etc. ( Pisaurir4Ç)6. in i\°. , porte en tête , Camilli Leonardi Pisauriensis liber , etc. Je ne citeau surplus ce titre que J’aprês le P. Deschales, dont Pautorité n'est pas irréfragable.Je dois sans doute me féliciter de m’êrre apperçu à temps de ma méprise , carelle eut sans doute été pour M. Cossali l’objet d’une critique animée dans la.suite de son ouvrage.

Page 6q i. Nottce sur Lronnrd de Vinci.

Jusqu'à ce moment Maestlin a joui de l’honneur exclusif d’avoír le premier donnéune exp'ication juste de la luimère cendrée de la lune ; mais des manuscrits deLéonard de Vinci, découverts il y a peu d’années, nous apprennent que ce célèbreartiste n’étoit pas moins habile physicien et mécanicien qu’excellent peintre ,. etque c’est à lui qu’est dûe primitivement cette explication heureuse. Vinci étoiten effet fort antérieur à Mœïtlin , puisqu’il mourut en 1519, tandis que ledernier vivoit encore plus d’un siècle après. Mais Mautlin le tenoit-il de Vinci ìe’est ce à quoi il n’y a nulle apparence, les manuscrits du célèbre artiste Italienn’ayant point encore vu le jour. Ainsi l’honneur de l’astronome Allemand nereçoit de cette concurrence de Vinci avec lui aucune atteinte.

A cette occasion je crois pouvoir dire un mot de Popinion insensée du célèbreFortunio Liceti, qui prétendit que la lune n’avoit cette lumière obscure que parcequ’elle étoit une grosse pierre de Bologne (1). En vain Gassendi, qui étoit encorrespondance avec lui, tâcha de le ramener dans la bonne voie. II défenditopiniâtrement son opinion par toutes les mauvaises raisons possibles , et alla jusqu’àmer la réfraction des rayons solaires dans Pathmosphère de la terre. Je reviens àLéonard de Vinci.

Ce trait de sagacité et de génie n’est pas le seul qui l’auroit illustré dans lessciences comme il Pa été dans les arts, si ses idées n’eussent pas resté, pendantdes siécles, enfouies dars ses manuscrits. On voit par l’extrait qu’en a donné’M. Venturi, professeur de physique à l’université de Modêne, qu’en mécaniqueil raisonna ,d’après les vrais principes, sur les rapports des forces et des poidsappliqués obliquement aux bras d’un lévier ; sur les plans inclinés ; sur le mou-vement du pendule ; etc. II reconnut aussi quelques-uns des principes de la théoriedu mouvement des eaux ; en optique , il décrivit et expliqua la chambre obscureavant J.-B. Porta, et en déduisit la formation des images renversées des objet»sur la tunique qu’il nomme albuginée ( qui est apparemment la rétine ), il prévintMaurolicus dans la solution du problème d’Aristote concernant la forme de l’imagesolaire reçue dans une chambre obscure par un trou triangulaire. II eut encore sur li

çi) De lanx sui oltturá lace propì conjonctiones, ét. Vtinte u 1C4S , r’a-4°.