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Tome troisieme.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 7 \forum. ( Lausanne , 17^8, in- 4°. 2. vol. ) , avec cette généralitéet cette supériorité de vues qui caractérisent toutes ses produc-tions. On a aussi de lui dans les recueils de Berlin et de Péters-bourg , divers mémoires très-intéressans sur des cas particuliersde la théorie des courbes. 11 suffit d’indiquer ces différons mor-,ceaux pour inspirer aux géomètres le désir de les lire.

II manquoit cependant encore jusqn’en 1780 un livre sur cesujet, qui réunît à la profondeur de la doctrine, les développe-mens nécessaires pour le rendre accessible à tous les géomètres.C’est ce que M. Cramer a exécuté avec le plus grand succès ,par son ouvrage trop modestement intitulé : Introduction al* analyse des Lignes courbes algébriques , qui parut à Geneveen 17Ò0 , in- 4 0 . , ouvrage d’ailleurs original en plusieurs points ,et dans lequel au mérite du fond se joint celui de la sonne , jeveux dire , une clarté et une méthode tout-à-fait satisfaisantes.On ne sauroit par toutes ces raisons le trop conseiller à tous ceuxqui désirent approfondir cette théorie.

On a encore vu depuis ce temps paroître un livre excellentsur cette matière : c’est le Traité des courbes algébriques.

( Paris , 1706 , in- 12. ) , par les CC. Dionis du Séjour et Godin.On pourroit dire en employant une expression qui sera faci-lement saisie par les Mathématiciens , que les principes de cettethéorie y sont réduits à leurs moindres termes. Je craindroisseulement que cette extrême concision , qui est d’ailleurs si biendu goût des géomètres consommés, ne le fût pas également duplus grand nombre. Je me bornerai à indiquer ici en passant unautre ouvrage du C. du Séjour , intitulé : Traité des Tropiiètéscommunes à toutes les courbes. ( Paiis , 1778 , in- 8°. ) , qui estencore un chef-d’œuvre de précision , et qui a pour objet defrayer la voie à la transformation des équations algébriques d’unemanière plus générale qu elle n’avoit point encore été conçue.Mais un développement plus étendu de ses vues nous écarteroittrop de notre objet présent.

Nous ne pouvons omettre ici un écrit du célèbre Maclaurin ,qu’on trouve à la suite de son algèbre , sous ce titre de hinea-rum geometricarum proprietatibus principalibus tracta tus. Onne peut rien ajouter à sa clarté , à son élégance et à sa précision ;l’on y trouve d’ailleurs un grand nombre de propriétés parti-culières des lignes du troisième ordre et de celtes des ordres supé-rieurs , que je ne vois pas avoir été énoncées avant lui par aucunautre géomètre.

Nous avons encore à faire connoître un immense travail surcet objet. C’est celui de M. l’abbé de Bragelogne , qui s étoit

eaucoup occupé de la théorie des lignes courbes. Nous aurionsracine dû lui donner place antérieurement à plusieurs des