DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 85bornera à renvoyer, soit à l’ouvrage de M. Cramer , soit àcelui de Maclaurin , qu’on a cités dans l’article précédent.
Nous nous proposions , dans la première esquisse de cet ou-vrage , de faire voir aussi en cet endroit I’application du calculdifférentiel à la détermination de toutes ces propriétés descourbes , ou du moins, de la plupart ; car je croirois diíficiìede trouver par cette voie les centres , les diamètres, les branchesinfinies , &c. Mais les points doubles ou multiples d’une mul-tiplicité quelconque , les points conjugués , d’inílexion , de ser-pentement et les rayons de courbure , sont vraiment aussi duressort de cette analyse , qui est bien loin d’induire en erreur,comme le prétendoit M. Rolle. Après y avoir néanmoins ré-fléchi , nous avons préféré de renvoyer cette partie de notrehistoire an moment où nous parlerons du calcul différentiel ,et de ses progrès dans ce siècle.
I X.
La théorie des courbes est un sujet inépuisable de spécula-tions et de recherches pour les géomètres. Il en est encore plu-sieurs auxquelles nous n’avons pu donner place : elles vont nousoccuper dans cet article.
Neuton a donné naissance à une nouvelle et vaste théoriesur la description organique des courbes de tous les genres ,dans son énumération des lignes du troisième ordre ; car il ypropose sur la fin ce théorème ingénieux. Si deux anglesinvariables, comme PAC, PBC (jìg- 27 ) tournent sur leurssommets A et B , en sorte que le point P où se coupent lesCotes PA , PB parcoure la ligne droite P p, l’intersection C desdeux autres branches décrira une section conique, à moins quela droite directrice P^n ne passe par un des points A et JB ,dans lequel cas la section conique dégértéreroit en une lignedroite ; et si cette directrice P^?n est elle-même une sectionconique, la ligne C c sera une ligne du troisième ou quatrièmedegré, ayant un point double, ou repassant sur elle-même en A,si la section conique passe par ce point. Neuton dérive de là uneconstruction fort élégante du problème de déterminer la sectionconique qui passe par cinq points donnés , ainsi que celle d’unecourbe du troisième ou du quatrième degré qui passevoit parsept points assignés.
Ces théorèmes , néanmoins, avcíient été donnés par Neuton^ ns démonstration , et ils restèrent ainsi jusqu’à M. Maclaurin,e Peu de propositions fut pour lui le germe d une immense