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Tome troisieme.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. 117Neuton est le D. Berckley, évêque de Cloyne , le grand pre-conìseur des vertus de l’eau de Goudron , et l’auteur des sin-guliers entretiens d’Hilas et Philonous , où il entreprend deprouver la non- existence des corps. On a aussi de lui un traitéd’optique ou de la vision où sa captieuse métaphysique joue unrôle. Il lèva l’étendard contre Neuton et les géomètres faisantusage de ses calculs en 1734, d’abord par un petit écrit intitulé :the minute philosopher , c’est-à-dire , le petit philosophe , etensuite par celui intitulé, the analyst etc., L analyste ou discoursà un mathématicien etc. Dans cet ouvrage, il prétendoit que laGéométrie étoit contraire à la religion, que les géomètres étoientdes indociles et des incrédules qui, par une contradiction sin-gulière d’esprit, croyoient aux mystères du calcul de Neuton;que ce calcul étoit faux, erroné et obscur dans ses principes;que si appliqué à la Géométrie il conduisait à la vérité , c’étoit,comme Rolle l’avoit prétendu, parce qu’une erreur corrigeoitl’autre; en lin , ce qui étoit tout-à-fait plaisant, il prétendoit queNeuton ne s’étoit pas entendu lui-même.

Des prétentions si singulières n’auroient qu’amusé les géo-mètres, si l'esprit de fauteur, sa métaphisique captieuse et destalens d’un autre genre, n’eussent pû leur donner quelque poidsauprès d’un certain public. C’est pourquoi plusieurs mathéma-ticiens volèrent à la défense du calcul de Neuton , et même de laréputation religieuse des mathématiciens. MM. Middleton etSmith, tous deux professeurs à Cambridge, opposèrent, sous lenom emprunté de Philalethes cantabrigiensis , au docteurBerckley un écrit sous le titre suivant, Geometry no f ri end toìncreduLity etc., c’est-à-d ire , la Géométrie non favorable à L'in-crédulité ou défense de M. Isaac Neuton et des mathématiciensAnglais etc. ( Londres 1784 ). Le docteur Berckley y est alter-nativement attaqué avec les armes du ridicule et de la discussionsérieuse. Cet écrit fut bientôt suivi de deux , l’un de M. Wilson ,professeur de mathématique à Dublin, intitulé : Défense desprincipes des fluxions, l’autre de M. Benjamin Robins, sousle titre ; Discourse concerning the nature and certaìnty of sirIsaac Neuton’s Met ho d of f luxions etc. , c’est-à-dire dis-cours concernant la nature et la certitude de la méthode desfluxions de M, Isaac Neuton et de celle des premières etdernières raisons ( Londres if 5 , 8. ). C’est le seul de ces diífé-rens écrits pour ou contre que j'aie pû me procurer; et j'avouene pouvoir assez m’étonner de voir M. de Buffon, dans sa pré-face à la traduction du traité des fluxions de Neuton , parler ,p 0l lï! ne d le fait, et de M. Robins et de son ouvrage. M. deu on. n’avoit probablement point lu cette défense de Neutone e ses calculs; car on n’y trouve nulle part aue M. Robins ait