DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. I. r/rintégrale , ou du moins une courbe qui exprime le rapport dex à y. Mais il n’en est. pas de raéme d’une différentielle à troisvariables. Bougainville, dans son traité du calcul intégral ( t. //,p. 2.5 et suiv. ) en donne une double démonstration , l’une ana-lytique, et I autre déduite d’une considération géométrique. On.nous permettra de renvoyer encore à son ouvrage.
Mais les cas d’intégration directe et semblable sont si rares,qu’il faut le plus souvent recourir à d’autres expédions imaginéspar les géomètres qui ont traité ces matières. L’un de ces expé-dions consiste , ainsi qu’on l’a déjà dit , dans la séparation desindéterminées , c’est-à-dire , à faire ensorte que chacune desdifférentielles ne se trouve plus affectée que de sa variablepropre, dx par exemple, d’une fonction quelconque de x etde constantes , et dy d’une fonction de y et de constantes. Caralors on peut au moins l’intégrer au moyen de la quadraturedu cercle ou des logarithmes, ou de quelque autre courbe.
C’est à Leibnitz et aux deux célèbres frères Jacques et Jean.Bernoulli, qu’on doit principalement les différons artifices dece genre. Les divers problèmes soit purement géométriques , soitmécaniques qu’ils proposèrent, les conduisirent souvent à desdifférentielles très-compliquées qu’ils avoient à intégrer. Leibnitz,ce qu’on n’a pas assez remarqué, donna en ce genre plusieursfois des exemples d’une sagacité digne d’un des inventeurs deces calculs. A la vérité ses occupations infiniment variées fai-soient que souvent il së contentoit de montrer la voie ; mais onreconnoît toujours dans tout ce qu’il a écrit sur ce sujet le doigtindicateur du génie. Enfin ce sònt surtout MM. Bernoulli quiont enseigné au monde savant les différentes méthodes de cecalcul, et c’est d eux, et principalement de Jean Bernoulli, quenous emprunterons la plus grande partie de ce que nous allonsdire.
Il se présente d’abord un cas qui, du premier coup-d’oeil ,paroît être fort diflicile , et où néanmoins avec un peu d’at-tention on reconnoît facilement que les indéterminées' sontséparables. C’est lorsqite dans une équation différentielle à deuxvariables x et y , par exemple, les dx , dy se multiplient l’unl’autre, et forment des produits de plusieurs dimensions , maisqu’uqe des deux variables finies manque entièrement. Telle estcette expression différentielle ady*-i- bdy 3 dx — ydy'-dx 1 — ydx*= o , où x. manque. En effet, une inspection attentive de l’ex-pression fait voir que divisant tout par dy*, elle se transforme
dans la suivante ^-x-r-¥■ y 4 ~r ——cts= o. Or c’est-là une equa-tion du quatrième degré, où j tient lieu d’inconnue, en sorte