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sections des solutions du géomètre François, et de leur com-parer les siennes , en effet souvent plus élégantes et plus gé*nérales ; mais Montrnort l’avoit dévancé , et c’est tout dire.Telle est et telle a toujours été la marche de l’esprit humain.On a encore de Moivre un ouvrage sur une matière analogue,savoir celui sur les rentes à vie. slnmiìlìes on Uve , que le PèreFontana a traduit en italien.
Abraham de Moivre étoit né en Champagne , en 1667 , deparons protestans. La révocation de l’édit de Nantes l’obligeade s’expatrier, et il passa en Angleterre, où pendant long-temps ii n'eu t de ressource que celle de montrer les mathé-matiques ; il n’eut même pendant toute sa vie guère que cemoyen de subsistance, et celle des livres qu’il publia en diffé-rens temps , et que les gens les plus distingés par leur nais-sance et leur goût pour les sciences , s’empressoient de se pro-curer. Il entra à la Société royale de Londres , en 1697 , etdepuis ce moment, il n’est guère d’années qu’il n'ait publiéquelque chose de nouveau et d’intéressant sur ces matières,Les détails où nous sommes entrés sur les Miscellanea ana-lytìca , sa Théorie des séries récurrentes , sa Doctrine deshasards , nous dispensent d’en dire ici rien de plus. II futnommé , en 1754 , associé étranger de l’académie , et peut-être méritoit-il déjà depuis long-temps cette distinction. Ilmourut la même année d’une manière assez singulière. Depuisquelque temps son sommeil se prolongeoit chaque jour , desorte que peu avant sa mort il duroit vingt-trois heures surjes vingt-quatre heures du jour; eníin il cessa de se réveillerle 27 novembre 1754.
Après les analysas dont nous venons de parler , plusieursautres se sont occupés de recherches encore plus épineuses ;mais nous serions excessivement -prolixes , si nous entrepre-nions d'entrer dans ces détails : nous nous bornerons à quelquesproblèmes singuliers , ou à quelques discussions sur la natureet la certitude du calcul des probabilités.
La loterie de Gênes a fourni la matière de ces problèmes,H ne s’agit pas du sort des preneurs dans les chances connuesdont nous avons déjà parié, page 38 c) , mais des séquences. Iiest question de déterminer quelle probabilité il y a dans l’extrac-tion des cinq nombres , qu’il y aura deux , ou trois , ou quatre ,ou cinq nombres qui se lassent suite. 11 y a des séquences dedeux , comme si parmi les cinq nombres extraits on avoit 7 ,8, ou 8 et 7; car l’ordre dans le tirage n’y fait rien ; une sé-quence de trois seroit, par exemple , 24 , 26 , 26 , ou 23 , 24 ,26 , &c.
Çe problème, si l’on en excepte quelques cas clés plus simples,