4 ia HISTOIRE
tonnement fort simple et plus court que le calcul direct ; car Oïlpourra réitérer le calcul pour 2,0 ans , pour 3o ans , pour 4 °ans , Szc. ; et si, par exemple , 4° ans donnent un rapportplus grand que 4 , on pourra prendre 3o ; et si 3o donnentun rapport moindre que ~ , on pourra prendre un nombremoyen entre 3o et 40. On trouve par ce procédé , que pour20 ans , la probabilité de la mort des deux sujets proposés ,est celle de 37740 à 186726 ; pour 3o ans celle de 87746 aumême nombre ; et eníin l’on trouvera que la période de tempscherchée est entre 3o et 3i ans. La rente viagère à faire seradonc la même que sur une tête qui auroit trente ans et demià vivre.
Si l’on vouloit trouver la rente à fixer sur trois têtes d’âgesdonnés , on pourroit d’abord supposer , en vertu de la solu-tion précédente , les deux premières réduites à une seule, en-suite combinant avec elle la troisième tête, le problème seroitréduit au précédent.—II en seroit de même, s’il étoit questionde quatre têtes ou plus.
On voit par les détails précédens que pour résoudre ce pro-blème rigoureusement, c’est-à-dire pour estimer cette vie pro-bible d’un homme pris à un certain «ge, il faut, d’après lesobservations, établir un ordre de mortalité de l’espèce humaine.Or c’est ici une chose qui n’est rien moins que facile ; car tantde circonstances influent sur la durée de la vie des hommes ,qu’il est bien difficile de parvenir à un résultat suffisammentassuré. Dans les grandes villes , comme Paris et Londres, lamortalité est plus grande par la vie quo l’on y mène. II y a(bailleurs une affluence et effluence continuelle d’étrangers etde natifs qui troublent beaucoup l’ordre qui régneroit à cetégard. Enfin la plupart des en fans n’y sont pas nourris, maisle sont dans les campagnes voisines, et même assez au loin. Ona, il est vrai, tâché , par des combinaisons ingénieuses , desurmonter ces inconvéniens ; c’est ce qu’a tenté de faire parminous Dupré de Saint-Maur , en combinant ensemble trois pa-roisses de Paris, du centre et des faubourgs , avec douze dala campagne , sans doute dans la vue de lever un résultatmoyen plus approchant de la vérité, et il a donné, d’aprèscela, un ordre de mortalité que Buffon a inséré dans sonHistoire naturelle ( hist . de l’homme'). On doit cependant re-marquer que cette liste est sujette à bien des observations etdes exceptions qui en diminuent le prix. Vers le même temps,Smart compiloit les listes mortuaires de Londres , et donnoitune table de mortalité que Thomas Simpson a employée pourses calculs des rentes viagères et reversions; mais il y a faitde grandes modifications.