DES MAT IIE MAT IQ U E S. Part. V. Liv. II. 4 ? 5
bien choisi, est très-transparent, et s’applique parfaitement bienaux verres. Nous devons cette invention à Rochon et à Grate-loup, comme on le verra dans Partiels VI, où nous parlerons dequelques inventions relatives aux lunettes.
Nous avons jusqu’à présent uniquement parlé du télescope,comme objet des recherches des opticiens, pour y corriger ladifférente réfrangibilité ; mais il est facile de voir que le mi-croscope est susceptible d une pareille amélioration ; car la po-sition de l'objet à l’égard de la première lentille, et la diffusionde l’image qui en résulte, doivent rendre l’effet de la différente,réfrangibilité encore plus grand à l’égard de cette image, querelativement à celle d’un objet fort éloigné, ce qui est le cas,du télescope. On doit aussi sentir facilement que le calcul endoit être plus compliqué et laborieux , parce que des quan-tités qui dans le cas des télescopes s’eífacent du calcul à1 égard de la distance de P objet, qui est alors comme infini-ment grande, ne peuvent plus disparaître dans le calcul dumicroscope. On a néanmoins tenté de surmonter ces difficulés,et c’est-là l’objet en grande partie du troisième tome de laDioptrique d’Euler. On y trouvera des dimensions de lentillesmicroscopiques qui, selon la théorie, doivent produire le meil-leur effet. Euler a eu à cet égard, comme pour les télescopes,un habile et zélé coopérateur daps M. Fuss ; il donne dansPouvrage que je viens de citer , la description d’un nouveaumicroscope qu’il annonce comme le plus parfait de son espèce.On a beaucoup parlé aussi, vers 1771 , du grand microscopeachromatique de M. L. F. Dellebarre ; que l’on voyoit à laHaye , et j'ai ouï dire que ce qu on annonçoit de ses avan-tages , n’étoit pas au-dessous de l’annonce. Je ne sache pasau surplus que M. Dellebarre ait pqblié nulle part la théorieou les principes qui l’avoient conduit dans la construction de cetinstrument. J’en donnerai cependant une notice dans Part. VIH.
Mais pour qu’on ait une idée des calculs analytiques em-ployés par les géomètres dans leurs recherches à ce sujet ,je donnerai ici une partie du mémoire de M. Klingens-tiernn , dont j’ai déjà parlé plus haut à l’occasion de la dis-cussion élevée entre Euler et Dollond. Ce mémoire intitulé (1) :Sur L’aberration des rayons de lumière, lorsqu’ils sont réfractéspar des surfaces et des lentilles sphériques , fut composé ensuédois , et imprimé parmi les Transactions de l’académie deStockholm , pour l’année 1760. Clairaut le traduisit deux ansaprès, et le publia dans le Journal des Lavans. La première
(t) Ici s’arrête le manuscrit. J’ai continué sur !a traduction de Chirauf, tnsíreedans le Journal des Savans des àiois d’oetobre et novembre 1762.
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