DES MATHEMATIQUES. Part.V. Liv. III. 7°3faite de son avis sur Jes principes que l’on peut établir dans lesRègles pratiques de la mesure des eaux. On y trouve la manièrede calculer la quantité d’eau qui doit sortir par une ouverturede figure quelconque : il trouve par exemple, que de trois ou-vertures égales en surface, l une triangulaire avec la base à lasurface supérieure de l’eau, la seconde rectangulaire, la troi-sième en triangle , dont la pointe soit en haut, il doit sortir desquantités d’eau qui sont comme les nombres /[, 5 et 6.
Par le second article, le P. Lecchi passe à une manière decalculer la quantité des eaux courantes dans des canaux ; il endonne une plus simple et plus à la portée des ingénieurs queles méthodes connues; il explique différentes attentions depratique sur l'usage de la boule qui sert à trouver les vitessesmoyennes. 11 fait voirie danger qu’il y a de faire la boule, outrop légère , ou trop pesante ; il donne des règles pour la quan-tité où elle doit être plongée, pour sa tension et pour son éloi-gnement de la perpendiculaire. II fait la comparaison de diffé-rentes méthodes pour mesurer la vitesse à distance égale de lasurface ; il montre les difficultés d’y employer les formules deCôtes; il donne la méthode facile et commode pour déterminerla vitesse qui tient le milieu entre les autres vitesses moyennesde chaque ligne verticale .d’une section de canal. Enfin, il faitvoir qu’on trouve la quantité respective d’eau qu’il y a dansdeux fleuves , au moyen de ce théorème, que leurs masses d’eausont en raison composées de la surface des sections et de leurvitesse moyenne , et il rassemble, dans un seul exemple dufleuve Chièse, plusieurs règles-pratiques pour la division et lamesure des eaux. On y volt Ta méthode que le P. Lecchi a sou-vent employée dans les canaux de dérivation et les règles qu’on yobserve. Par exemple , on doit tenir compte non-seuleinent dela grandeur de l’ouverture, mais de la différente vitesse qu’elieproduit, et de la situation du centre de l’ouverture par rapportà la surface de l’eau; les canaux dans lesquels les eaux sont reçues,doivent avoir une pente uniforme sur un assez long espace.
Pour tirer des eaux d’un fleuve, on doit placer l’embouchuredu canal de manière que le courant du fleuve ne l'enfile pasdirectement, mais lui soit parallèle du côté de la source sur uneune certaine distance ; il faut aussi conserver la hauteur d eau.qui a été réglée, quand même les eaux du fleuve s'élèvent ous’abaissént. Quand on veut partager les eaux d’un canal, on doits’assurer d’une vitesse uniforme, soit à l’entrée, soit à la sortiede la division ; enfin, quand on a formé les séparations avecJes règles les plus sûres, il faut vérifier ia quantité d’eau qu* enresulte et corriger les erreurs inséparables de ces grandes opé-rations de pratique. Le P. Lecchi indique à Cette occasion l’usage