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Tome troisieme.
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7 o4 histoire

d’un pendule simple, nageant dans l’eau, dont la vitesse peutreprésenter la vitesse moyenne de l’eau dans laquelle il est plongé.Le P. Cabeo en avoit donné une idée dans son livre des Mé-téores •, mais le P. Lecchi en perfectionne l’usage et indique lesattentions nécessaires que l’expérience lui a indiquées pour tirerparti de cet instrument.

Le livre du P. Lecchi est terminé par un appendix fait posté-rieurement au corps dc l’ouvrage , et destiné à en éclaircir etdétailler quelques partie^ ; il y donne l’usage d’un régulateurou espèce d’empellement qui barre un canal, et qui peut serétrécir ou s’agrandir pour faire diverses expériences sur lesquantités d’eau qui y coulent ; une méthode plus simple quecelle de Castelli, pour calculer la quantité d’eau par l’hypothèseparabolique ; l’efíet que produit la différente forme des ouver-tures que l’on peut faire à un canal pour en détournerune partie.C’est l'objet d’un ouvrage entier de Poleni, intitulé de Castellis ,où il y a beaucoup de bonnes observations ; cependant le P.Lecchi ne croit pas, avec lui, que l’eau sorte avec la mêmevitesse quand elle est reçue à la sortie du canal entre deux mursparallèles, ou entre deux murs convergents , surtout si la figurede ces deux murs est un peu différente dans les deux cas.

La petite notice que nous avons donnée de ce livre, suffitpour faire voir qu’onn’cn a guère d’autres où la pratique de l’hy-draulique soit traitée d’une manière si détaillée et aussi utile auxingénieurs chargés de la conduite, de la mesure et de la distributiondes eaux : on n’en devoit pas moins attendre d’un mathéma-ticien occupé depuis Iong-temps, par état, de ces sortes de tra-vaux , et associé, pour ainsi dire, avec un des ,plus grands géo-mètres de l’Europe, le P. Boscovich qui examina cet ouvrage etContribua à sa perfection. Le P. Lecchi lui-même avoit toujoursjoint la thérorie à la pratique du génie, ce qui lui procurales plus grands succès dans tous les travaux qu’il exécuta enItalie.

Le P. Frisi avoit aussi été consulté souvent sur les rivièresd’Italie , et son livre mérite attention : il approfondit une ques-tion intéressante , souvent agitée, et que personne n’avoit encoreéclaircie comme il le fait.

EUe consiste à savoir si les sables que les rivières trans-portent , viennent de la pulvérisation des pierres , ou si ce sontdes corps originaires répandus çà et là comme les pierres. Gugliel-mini observa qu’en descendant une rivière, on rencontre d’abordt ] e grosses pierres d’une forme irrégulière; ensuite des pierresrondes , successivement plus petites ; puis du gravier gros etmenu ; enfin , des sables et de la terre pure : il en conclut quelçs sables n’étoient autre chose que de petits morceaux de pierres

décomposées j