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Tome troisieme.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Lit. IV. 72t

et même de la pierre de 94° milliers à Ravenne , ( voy. enItalie , t. VII.) annonce des moyens, mais qui, peut être, nesurpassoient pas les nôtres, puisque nous avons vu transporterun rocher pesant trois millions.

Les machines les plus simples et les plus utiles sont anciennes,le levier , le plan incliné , la vis , le cabestan . la machine de .Ctésiphon pour transporter des colonnes en les faisant rouler,les roues dentées , le criq , la machine funiculaire, la vis d'Ar-chi m è de , les pompes de Ctesibius, les moulins, les catapultes ,les balistes, les béliers, et toutes les machines décrites dansle dixième livre de Vitruve , qui vivoit sous le règne d’Auguste ,sont encore ce que nous avons de mieux; il ne s’agit doncplus pour nous que de faire voir ce qu’on y a ajouté de plusremarquable pour les moyens, pour les applications , pour lesdétails.

Mais avant que d’entrer dans le détail des machines, il fautparler des forces de l’homme pour les mouvoir, et des circons-tances qui en affectent tous les calculs, savoir les frottemens etla roideur des cordes ; on a fait sur ces différons objets desexpériences et des calculs qui méritent d etre connus.

I.

De la force des hommes et de celle des chevaux.

La Hire, né en 1640, mort en 1718, est le premier qui sesoit occupé de cet objet ; on voit dès le premier volume deXAcadémie des Sciences , pour 1699. Les expériences qu’il íìtà ce sujet ; car ce n'est que par l’expérience qu’on peut con-noitre la force des diíferens muscles. Ainsi, parce qu’un hommeétant à genoux peut se relever en s’appuyant seulement sur lapointe des pieds , et qu’alors les seuls muscles des jambes et descuisses élèvent tout son corps, dont on peut supposer que le

f roids est de 140 livres, la Hire conclut que ces muscles onta force de 140 livres.

Le même homme ayant les jarrets un peu ployés peut se re-dresser , quoique chargé d’un fardeau de i 5 o livres : alors lesmuscles des jambes et des cuisses élèvent tout ensemble le poidsdu corps qui est de 140 livres, et le fardeau de i5o livres, c’est-à dire 290 livres ; mais l’élévation n’est que de deux ou troispouces.

La Hire examine de même quelle est la force des musclesdes lombes , et celles des muscles des bras et des épaulesen les considérant dans des actions fort simples ; et il trouve

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