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que la force des premiers est de 170 livres, et celle des secondsde 160 livres. La force absolue des différées muscles , dans cessortes de mouvemens étant établie, il reste à en voir l’appli-cation dans les actions où la mécanique l’employe , c’est-à-dire,où il se forme un levier, et où les forces augmentent ou di-minuent, parce qu’elles ont plus ou moins de vitesse par rapportà celle du poids qu’elles élèvent.
Par exemple, dans faction de marcher , le poids qu’il fautélever, est le centre de gravité de tout le corps ; et si l’hommeest chargé , c’est le centre de gravité du corps et du fardeaujoints ensemble; la force mouvante est la jambe de derrière.Elle pousse en avant le centre de gravité, et lui fait décrireun arc de cercle qui a pour centre le pied de devant alors im-mobile, Elle décrit elle même un arc de cercle de même étendue.Cet arc est considérablement grand par rapport au peu dehauteur qu’il a, c’est-à-dire, à la ligne perpendiculaire compriseentre Tare et sa corde.
Ainsi, la force mouvante ou la jambe de derrière, a un assezgrand mouvement et une assez grande vitesse par rapport aupeu dont le poids est élevé , et elle tire delà un avantage qu’onpeut appeler mécanique, et qui naît de la disposition des partiesde la machine.
Les muscles des jambes et des cuisses qui agissent dans lemarcher, ayant la force d’élever 290 livres, mais seulement àla hauteur de deux ou trois pouces ; il s’ensuit qu’un hommequi pèse 1 4 ° livres peut marcher chargé de i5o livres, pourvuqu’il ne fasse pas de grandes enjambées, c’est-à-dire, qu’il ne«'élève pas plus de deux ou trois pouces. S’il s’élève d’avan-tage, alors cette hauteur est trop grande par rapport à l’arcque le poids décrit ; et la force mouvante perd l’avantage mé-canique qu’elle avoit à l’égard du poids. Delà vient qu’un hommequi portera i5o livres ne pourra monter un escalier dont lesmarches seront de cinq pouces de haut comme elles sont ordi-nairement.
Par de semblables raisonnemens , mais plus géométriques etqui entrent dans une mécanique plus fine, la Hire conclut quetoute la force d’un homme qui tire avec une direction horizon-tale en marchant,et le corps penché en avant, se réduit à 27 livres;ce qui est fort au-dessous de ce qu’on auroit pû s’imaginer ;que cette force seroit plus grande si l’homme marchoit à re-culon ; que c’est pour cette raison que les rameurs tirent dedevant en arrière ; et que si les gondoliers de Venise poussentau contraire du devant, c’est qu’ils aiment mieux perdre l’a-vantage de la force pour voir le lieu où ils vont, dans lesfréquensdétours des canaux, et pour éviter de se rencontrer. On sait