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Tome troisieme.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 726l’évaluent à 60 livres, et où Désaguliers le porte à 100 livres. Nasformules,dit Lambert,font voir que toutes ces évaluations peuventavoir lieu ; mais c’est précisément la raison pourquoi on ne peuts’en tenir à aucune. II faut absolument avoir égard tant à laforce des gens qu’on emploie qu’à la manière dont on les employé.

Désaguliers dit qu’avec une bonne machine hydraulique unhomme peut élever un muid par minute à dix pieds de haut,par un mouvement continu, mais cette évaluation est trop forte.

Lambert traite aussi de l’homme qui marche'sur un cheminincliné à l’hoiizon, et qui pousse ou tire dans une directionquelconque, et il donne l’équation de sa vitesse moyenne. Ildonne les équations applicables au cas où le chemin étant hori-zontal , l’homme tire avec plus de vitesse et de force et saisieplus de chemin possible avant d’être las.

Nous pourrions parler aussi de ce qu’on trouve dans la neu-vième section de l’ Hydrodynamique de Daniel Bernoulli, dansle mémoire du même auteur, sur les moyens de suppléer à lamer à l’action du vent, imprimé dans le tome VIII du Recueildes pricc de VAcadémie. Nous n’oublierons pas la notice d’unemacliine, où l’on employé en même-temps le poids du corpset la force des bras de chaque individu , que Demandre avoirproposée, et qui mérite toute l’attention des mécaniciens, anjugement de Prony; nous en parlerons dans l’article VII.

On trouvera encore des remarques importantes sur ces forcesdans l’ouvrage de Barthez intitulé : Nouvelle mécanique desmouvemens de Vhomme et des animaux , 1798,

Mais la fatigue est une circonstance dont les physiciens et lesgéomètres qui se sont occupés à calculer la force des hommesn’avoient pas assez tenu compte. Le cit. Coulomb est le pre-mier qui ait discuté les circonstances qui en modifient l’usage,( Mémoires de VInstitut , tome II. 1779. ) Pour tirer tout le partipossible de la force des hommes, il faut augmenter l’effet sansaugmenter la fatigue; c’est-à-dire, qu’en supposant que nousayons une formule qui représente l’effet , et une autre qui repré-sente la fatigue , il faut , pour tirer le plus grand parti desforces animales, que l’effet divisé parla fatigue soit un maximum,L’effet d’un travail quelconque a sûrement pour mesure unpoids équivalent à la résistance qu’il faut vaincre , multipliéepar la vitesse , et par le temps que dure l’action ; où ce qui re-vient au même, le produit de cette résistance, multipliée par1 espace que cette résistance aura parcouru dans un temps donné ;car l’on voit évidemment qu’il résulte le même effet, soit qu’onélève dix kilogrammes à un mètre, ou un kilogramme à dixmètres, puisqu’en dernière analyse, c’est toujours un poids d unkilogramme élevé dix fois à la hauteur d’un mètre.