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pieds au-delà de ce qu’il faudroit, et si on le fait plus tard,le choc des pieds contre le chemin en devient plus rude, etl’on est forcé de plier le genoux , parce que le centre de gravitérecommence à peser sur le pied qu’on mèt à terre, ce qui de-mande plus de force pour le lancer de nouveau.
On volt par-là que c’est l’expérience et l’habitude qui formeun habile coureur plutôt qu’une force particulière des muscles ;on en peut dire autant d’un sauteur : c’est la force centrifugequi fait qu’on passe en partie sur une glace qui seroit beau-coup trop mince pour qu’on pût s’y tenir sans mouvement.
Les anciens savoient qu’une grande vitesse diminue et détruitmême 1 effet de la pesanteur ; ils avoient bien observé que dansles courses rapides , la force est presqu’entièrement employéeà plier la jointure des pieds aussi fréquemment qu’il le faut,et que bien loin de frapper rudement la terre, on ne la touchequ’autant qu’il faut pour conserver la vitesse.
On voit dans l’ouvrage que je cite, la recherche et Imposi-tion des formules au moyen desquelles le fardeau et l’inclinaisondu chemin étant donnés , on peut déterminer l’effort nécessairepour que l’homme fasse le plus de chemin possible avant d'é-puiser ses forces, la vitesse qui en résulte , et le temps pendantlequel l'iiomme sera capable de supporter cet effort. On y trouveensuite ce que deviennent les équations, lorsqu’on suppose quele plus grand effort dont l’homme est capable est égal au poidsde son corps ; les cas où le produit de la vitesse, par le fardeau,est un maximum ; celui où un homme , marchant sur un che-min horizontal , pousse ou tire dans une direction horizontale;une équation qui donne la valeur de l'effort horizontal du bras;le temps pendant lequel cet effort peut subsister ; l’elfort del’homme pour se tenir droit sur ses pieds en poussant ou entirant; enfin, l’équation qui donne la vitesse moyenne de l’homme.
Lambert cherche ensuite la relation entre le temps nécessairepour épuiser les efforts don t les pieds et les bras sont susceptibles;l’équation qui donne l’inclinaison du corps nécessaire pour quel’homme marchant horizontalement pousse ou tire horizon-talement avec le plus de force et de vitesse , et fasse le plusde chemin possible avant d’être las; il calcule le moment sta-tique de l’homme ; il donne une table pour faciliter 1 usage deséquations, en supposant une valeur quelconque au plus grandeffort dont l’homme est capable ; le maximum déduit de cettetable ; les variations dont le moment statique de l’homme estsusceptible.
On y voit pourquoi les résultats donnés par différens auteurss’accordent si peu. Daniel Bernoullia trouvé un produit équiva-lant au poids des ~ d’un pied cube d’eau, ou 5o livres, là où d’autres