Band 
Tome troisieme.
Seite
727
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv.IV. 727ont adopté à-peu-près les mêmes résultats : mais la plus grandepartie des expériences cju’ils citent, n’ont duré que quelquesminutes, et ne peuvent fournir une quantité d’action à laquelleon ne résisteroit pas un heure par jour : ainsi on n'en peutrien conclure.

Quoique la fatigue ne soit pas proportionnelle à la quantitéd’action , ainsi que l’a cru Daniel Bernoulli, quelque soit cepen-dant la formule qui représente la fatigue elle doit être néces-sairement une fonction de la pression qu’on exerce, de lavitesse du point de pression, et du temps du travail. Ainsi,il doit y avoir dans cette formule une combinaison de ces troisquantités, telle qu’à fatigue égale l’on ait le maximum d’action,et par conséquent le plus grand effet que les hommes peuventproduire dans un jour. Cette combinaison est différente, commele fait voir Coulomb, suivant les différentes manières dontl’hommeemployé ses forces : delà résulte cette conséquence, que commedans tout travail l’on doit tendre à fournir le plus grand effet,la quantité qui exprime le maximum d’action relativement àla fatigue, doit être f'objet principal des recherches dont ils’agit. Cette quantité est d’autant plus importante à déterminerque, d’après la théorie de maximis et minimis , lorsqu’elle seraconnue, l’on pourra faire varier sensiblement les élémens quila composent, c’est-à-dire, la vitesse, la pression et le tempssans augmenter sensiblement la fatigue.

Après plusieurs expériences que rapporte le cit. Coulomb,il trouve que lorsqu’un homme monte librement un escalier,sa quantité d’action journalière a été représentée par 2o 5 kilo-grammes élevés, à un kilomètre ; mais que lorsqu’il porte unecharge de 68 kilogrammes, sa quantité d’action journalière aété représentée par 109 kilogrammes élevés à un kilomètre. Ainsi,en retranchant ce second nombre du premier, on trouve qu unfardeau de 68 kilogrammes a diminué la quantité d’action qu’unhomme fournit lorsqu’il monte librement un escalier, de 96 kilo-grammes élevés à un kilomètre , ou de 196 livres k 5 ìá toises.

II fait voir que l’on peut supposer, sans grande erreur, dansune question du genre de celle-là , que les quantités d’actionsperdues sont proportionnelles aux charges, et il en déduit uneformule pour l’expression de la charge et de faction utile, etc’est ce qui est confirmé par l’expérience ; car, il n'y a qu’àdemander aux plus forts travailleurs de ce genre , ceux qui sevantent de monter une voie de bois à 12 mètres de hauteur ense pt à huit voyages, s’ils peuvent monter six voies en qua-rante-buit voyages, ils avoueront tous que cela n’est pas pos-Sible , et que lorsque ce travail doit durer une partie considérablede la journée il faut nécessairement diminuer les charges, aug-