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Tome troisieme.
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72 g HISTOIRE

menter le nombre des voyages à proportion , qu’autrement onseroit bientôt excédé de fatigue.

Notre auteur fait ensuite la comparaison de la quantité d’ac-tion que les hommes peuvent fournir lorsqu’ils voyagent dansun chemin horizontal , avec une charge ou sans charge, et iltrouve que la quantité d’action journalière que les hommespeuvent fournir , lorsqu’ils marchent librement, est à celle qu’ilspeuvent fournir lorsqu’ils sont chargés de 58 kilogrammes comme35oo est à 2048, à-peu-près comme 7 est 4.

II trouve aussi que sous une charge de 58 kilogrammes, leshommes, en voyageant dans un chemin horizontal, peuventfournir , parleur travail journalier, une quantité d’action équiva-lente à un poids de 1000 kilogrammes transportés à un kilomètre;et supposant que les pertes d’actions sont proportionnelles auxcharges , il en déduit une formule qui lui donne le plus grandpoids qu’un homme puisse porter, ou la limite de faction del’homme. 11 compare ensuite la hauteur où un homme peut éleverson centre de gravité avec le chemin qu’il peut parcourir sur unterrain horizontal, il en résulte qu’un homme éprouve le mêmedegré de fatigue en montant une marche de i35 millimètres,qu en faisant trois pas et demi sur un chemin horizontal.

Le cit. Coulomb examine la quantité que les hommes peuventfournir dans leur travail journalier lorsqu’ils transportent desfardeaux sur des brouettes. Ce genre de fatigue a lieu dans tousles travaux civifs et militaires qu’exigent les transports deterres.

Le maréchal de Vauban qui, de tous les ingénieurs , est peut-être celui qui a le plus fait exécuter de travaux de ce genre,nous a laissé, dans une instruction imprimée dans la Sciencedes Ingénieitrs de Bélidor, les résultats de plusieurs expé-riences, d’après lesquelles l’on peut essayer de calculer la quantitéd'action que les hommes peuvent journellement fournir dans cegenre de travail. Voici ce que dit Vauban, Coulomb réduit lesmesures dont il s’est servi à nos mesures nouvelles.

« Un homme, dans son travail journalier, peut transporter,» dans une brouette, 14,79 mètres cubes de terre à 29,226 mètres» de distance ; il porte cette masse de terre en cinq cents voyages :» ainsi, il parcourt chargé i4,6i3 kilomètres, et autant en» ramenant la brouette déchargée ».

11 faut joindre à ces données de Vauban, quelques autresremarques ; lorsque la brouette est chargée, les hommes, en sai-sissant les bras de la brouette à i5 décimètres à-peu-près de dis-tance de fessier,, soutiennent une partie de la charge et unepartie du poids de la brouette , le reste du poids est porté par lepoint du terrain sur lequel pose la roue.

Coulomb