Band 
Tome troisieme.
Seite
736
JPEG-Download
 

7 3 6 HISTOIRE

La meilleure disposition des traits , pendant I e temps quel’effort du tirage a lieu, est, suivant Prony, d’être parallèle auplan sur lequel se fait le tirage, ou d’avoir la même inclinaisonque le chemin sur lequel roule la voiture; mais pour que lestraits aient une pareille inclinaison pendant l’effort du tirage , ilest nécessaire qu’iis soient disposés de manière à s’éloigner da-vantage de l’horizontale que la ligne du tirage , lorsque le chevalne fait point d’effort, et que ses jambes sont dans la situationverticale. En effet, le poitrail du cheval s’abaissant pendant letirage , l’extrémité antérieure des traits s’abaisse d'autant, et ilsne peuvent, dans ce dernier état, être parallèles au plan quiporte la voiturel qu’autant qu’ils auroient été primitivementinclinés à ce plan; cette inclinaison peut même être nécessairepour tenir lieu de la charge à dos, en mêine-temps pour diminuerle frottement, lorsque le cheval est employé à tirer un traîneau.

Sur l’effort qu’un cheval peut faire pendant un certain nombred’heures, Prony desireroit qu’on fît de nouvelles expériences ;on a trouvé qu’un cheval, enyployé journellement à tirer , pou-voit faire , pendant huit heures de la journée, un effort de aoo li v.avec une vitesse d’environ 3 4 pieds par seconde : si on aug-mente cet effort jusqu’à 24° livres , le cheval ne pourra travaillerque six heures avec une moindre vitesse. Sauveur évalue l’ef-fort moyen d’un cheval à iy 5 livres , avec une vitesse dev trois pieds par seconde : cet effort doit être représenté par celuique feroit un cheval pour tirer une corde passant sur une poulieà l’extrémité de laquelle seroit suspendu un poids. Au reste , lesrésultats des différentes expériences qu’on peut faire, doiventêtre sujets à bien des variations.

Désaguliers a trouvé en Angleterre, qu’un cheval équivaloir:à cinq hommes. Les auteurs françois comptent ordinairementsept hommes pour un cheval. Cette différence peut venir de cellesdes hommes, mais elle tient beaucoup à la manière dont les expé-riences ont été faites. II seroit à desirer qu’on en íit de nou-velles , oìi l’on tiendroit compte de toutes les circonstancespropres à influer sur le tirage, et dont on trouve le développe-ment dans le livre que nous citons. On a voulu essayer de tirerparti du poids du cheval pour mouvoir des machines, commeon tire parti du poids des hommes qui marchent dans des rouesà timpan ; mais le peu de vitesse qui a résulté de cette manièred’employer les chevaux, a empêché, dans les expériences qu’ona faites, que l’eítet ne répondît au poids considérable qui servoitde moteur. 11 seroit important que des hommes instruits et zélés8 occupassent à faire de nouvelles épreuves sur tous ces objets.Prony, paA- ^48.

On a fait de tout temps des efforts pour imiter le vol des oiseaux.

J’ai