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Tome troisieme.
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B ES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 7 3 7J’ai donné, dans le Journal des Savans (1782. , pag. 366 ),une idée desdiíférens projets qu’on a eus pour s’élever en 1 air.Le cit. Coulomb lut un mémoire à l’Académie en 1780 , danslequel il examine le plus grand effet que les hommes peuventproduire pendant quelques secondes, en considérant le produit dela vitesse, du temps et du poids, et y appliquant les expériences,il trouve qu’ùn homme qui pèse 140 livres, ne peut exercer unepression égale à 140 livres qu’avec une vitesse de trois pieds parseconde, et qu il faudroit, pour le soutenir en Pair, que la sur-face des ailes, mues avec cette vitesse, fût de douze mille pieds,il ne pourroit jamais augmenter sa pression sans diminuer savitesse. Ainsi, il n’y aucun bras de levier , ni aucune machinequi puisse augmenter cet effet ; mais comme il auroit nécessai-rement du temps et des forces perdus pour relever les ailes , etplusieurs autres effets à déduire de ce résultat, il faudroit peut-être doubler ou tripler les ailes. Or, il est visiblement impossiblequ’un homme puisse, sans avoir d’autre point d’appui que lui-même, soutenir et manœuvrer des plans de 180 pieds de long etautant de large, c’est-à-dire, plus étendus que les voiles d’unvaisseau ; cela suffit pour assurer qu’aucune tentative, dans cegenre, ne sauroit jamais réussir. Les oiseaux ont les musclesdes ailes beaucoup plus forts à proportion du poids de leur corps ,et ils peuvent donner à leurs ailes une plus grande vitesse que celledont un homme est capable, d’après l’expérience. Ainsi, l’im-possibilité de se soutenir en frappant l’air, est démontrée; ilétoit réservé à Mongolíier de nous apprendre à voyager dans lesairs, comme nous le dirons dans l’article VIII.

I I.

Sur le frottement dans les machines .

Dans toute machine le frottement est ordinairement une par-tie assez considérable du poids à mouvoir. C’est Ainontons,de l’Académie des Sciences, (né en L663, mort en 1706 ) , quile premier jeta quelque jour sur cette théorie importante dansles machines.

Le frottement est une résistance occasionnée par l'aspéritédes surfaces qui se meuvent, étant pressées l une contre l’autre.Concevons un pian horizontal sur lequel soit appliquée unesurface chargé d’un poids. Dans la rigoureuse théorie la moindreforce devroitêtre capable de l’entraîner, et cela arriveront sansdoute si ces deux surfaces étoient telles qu’on les conçoit dans1 abstraction mathématique. Mais comme elles sont hérissées d i-Tome III. a a a a a