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Tome troisieme.
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7 3B histoire

négalités , les éminences de l’une engrènent dans Jes cavités del’autre , ainsi la puissance qui tire ne sauroit entraîner le poidsoù la surface qui le soutient sans la soulever un peu. Or, pourcela il faut une force proportionnée à la quantité du soulève-ment. Telle est la source de la résistance qui accompagne lefrottement.

On volt par-là, que si l'on connoissoit la nature de ces iné-galités , on pourroit calculer le frottement àpriori. Mais commel’on ne sauroit aspirer à cette connoissance, il á fallu prendreune autre route et consulter l’expérience qui seule peut servirde flambeau dans les cas semblables.

C’est cette'méthode qu’employa Amontons, ( Mémoires 1699 ).et par son moyen il établit deux propositions fondamentalesl’une est que la résistance occasionnée par le frottement est à-peu-près le tiers de la force qui applique les surfaces l’unecontre l’autre ; la seconde que le frottement ne suit pas commeon seroit tenté de le penser, le rapport des surfaces, maisseulement des pressions. D’après ces principes, Amontons donnades règles pour calculer la quantité du frottement et la quan-tité de puissance nécessaire pour le surmonter.

Aprés Amontons la théorie des frotte m en s a été principale-ment cultivée par Parent, (né en 1666 , mort en 1716, ) qui yajouta diverses considérations ingénieuses; il traita cette théoriedans les Mémoires de l’Académie 1704 et 1712, sous le titrede Nouvelle statique sans frottement et avec frottement. II yrésolut quelques problèmes curieux. Descamus discuta la mêmematière dans son Traité des forces mouvantes ; Musschenbroëket Désaguliers ajoutèrent de nouvelles expériences. II résultede celles qu’ils ont faites que le rapport du frottement à lapression est différent suivant les différentes espèces de matière»qui frottent les unes contre les autres, et qu’il varie du sixièmeau tiers; de sorte que le rapport établi par Amontons est engénéral trop grand. Mais il n’y a pas dans la pratique d’in-convénient à cela, car il vaut mieux donner trop d avantageà la puissance que de lui en donner trop peu. Musschenbroëkn’adqpte point non plus la proposition avancée par Amontons,savoir que le frottement n’augmente pas, quoiqu’on augmenteles surfaces, pourvu que la pression soit la même. On volt parles expériences de ce savant professeur de Leyde , que le frot-tement a augmenté quand les surfaces ont été plus grandes,mais à la vérité beaucoup moins que dans le rapport des surfaces ;cela doit être nécessairement; car, puisque le frottement use peu-à-peu les surfaces qui se frottent, il y a non-seulement un sou-lèvement de l’une sur l’autre, mais il faut que quelques-unesde leurs aspérités dont l’engrènement produit le frottement soient