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Tome troisieme.
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7Z8 HISTOIRE

qu’elles sont inclinées au rayon , la percussion est oblique, etelle se décompose en deux forces, l’une perpendiculaire à l’aile ,la seule qui agisse par le choc, l’autre dirigée suivant l’aile quin’agit pas par le choc, mais qui fait monter l’eau le long del’aile. Or, comme cette eau ainsi élevée demeure pendant uncertain temps sur l’aile, elle la presse par son poids, et il peutse faire que l’effort qui en résulte compense |à-peu-près la dimi-nution que le choc reçoit par l’obliquité sous laquelle l’aile estfrappée. On ne peut pas établir, en général, quelle est la meil-leure combinaison de ces différentes forces : elle dépend de lavitesse , de l’inclinaison du courant et du fardeau élevé. Mais ensupposant qu’on ait trouvé en effet la position la plus avanta-geuse des ailes, cet avantage se fera d’autant plus sentir, touteschoses d’ailleurs égales, que la rdue tournera plus lentement.Dans les roues posées sur des canaux qui ont peu de pente, etdans lesquels l’eau a la liberté de s’échapper aisément après lechoc, il convient de diriger les ailes au centre ; au contraire surles coursiers qui ont beaucoup de pente, les ailes doivent êtreinclinées d’une certaine quantité au rayon, pour être frappéesperpendiculairement par le fluide, et pour que la percussion soitla plus grande qu’il est possible.

Dans le premier volume des Savans étrangers , il y a un mé-moire par Dupetit-Vandin , essai d’un travail plus considérablesur l’hydraulique, qui a pour objet principal les aubes des rouesmues par un courant ; il fait voir, contre l’idée commune , queplus les aubes sont multipliées, plus l’effort est uniforme et ap-proche de son maximum. Aussi observe-t-il que dans les paysoù l’eau courante est rare et foible comme en Hollande, ondonne à des roues jusqu’à 36 et ^8 aubes. Un ouvrage encorequ’on ne peut se dispenser de citer, est celui de M> Albert Euler,fils du célèbre Léonard Euler, dont le titre est : Enodatio ques -tionis , quomodo vis aquae , alius ve fluidi cum maxima lucroad môles circum agendas alia ve opéra perjicienda irnpendipossit. Com. Gotting. 1 7 55. Je dois citer aussi Y Essai sur lesmachines hydrauliques, par Ducrest, qui a eu pour objet d’e-clairer la théorie par l’expérience. Je finirai cet article en parlantdu célèbre Léonard Euler, dont on a, soit dans les Mémoires deBerlin, soit dans ceux de Pétersbourg, tant de morceaux savans ,yion-seulement sur la mécanique transcendante , mais encore surla mécanique usuelle. Tels sont trois mémoires sur Jes pompes, in-sérés dans le Recueil de Berlin, pour ij5%, dont le troisièmerenferme les maximes ou principes de pratique à suivre dans laconstruction de ces machines ; cette matière est traitée aveccette supériorité de vues et de géométrie profonde qui est propreà ce géomètre célèbre ; mais il faut eu convenir, tous ces mor-