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Tome troisieme.
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77 s HISTOIRE

tatives pour s’assurer jusqu’à quel point les machines à feu etautres moyens mécaniques pouvoient être utiles dans la navi-gation. Us sont arrivés au même but, mais par des moyens bieqdifférons, et avec plus ou moins davantages apparens,ee qui prouveque l’application d’un moteur connu pour être utile ne dépendpas ent’èrenient de telle ou telle construction, et encore moinsde la singularité de la partie mécanique.

Persuadé qu’on ne réussit qu’en considérant et examinant ce quia été fait, et même en se proposant toutes les difficultés, Fitcbconstruisit des machines à rames, dont le mouvement imitoítcelui des rames ordinaires. Ces machines existent encore. II yen a sur la Delaware, en Amérique, pour le passage des ba-teaux : des personnes qui les ont mises en usage, parlent de leursopérations avec éloge ; mais toutes s’accordent à dire que lafréquence des réparations que ces machines exigent leur ôtetout leur mérite. La bonté d’une invention ne dépend pas toujoursde la perfection du mécanisme qui exécute son mouvement.

Ptumsay pensa mieux faire, en se servant de f élément danslequel on navigue ; il imagina d’aspirer, à force de vapeurs,l’eau par la proue et de l’expulser par la poupe , de manièreque dans l’un et l'autre cas , il disposoit le vaisseau à aller euavant. .

En aspirant, disoit-ií, Peau agira par son inertie; et en Pexpuî-sant, elle agira directement. II est parvenu, en eífet par ce moyenà faire sur mer trois-quarts de lieues de chemin dans une heure.Cette lenteur ne répondoit pas aux espérances qu’on en avoitconçues.

La disproportion entre P elfe t produit et la quantité d’effortemployé s’explique quand on considère que d’après les dis-positions des moyens de Rumsay, au moment où son pistonvenoit à fouler Peau, il éprouvoit un choc dont l’effet se dis—tribuoit dans toutes les parties de la machine, et son actionvenoit se consumer contre les points fixes qu'elle présentoit.

Stanhope , dont le génie étoit très-inventif, prit son modèledans la nature animée. II imita la patte-d’oie, construction qu!sans exiger beaucoup de parties, ne demande que le mouvementordinaire des pompes à feu pour faire avancer le bateau. II lapréférai la voile inclinée, agissant dans Peau, à la rame et auxroues à aubes , i cause de la simplicité et de la solidité.

II a navigué pendant plus d’un an, et faisoit une et mêmedeux lieues par heure ; et un artiste avantageusement connu parplusieurs inventions utiles, White, qui a coopéré à ce travailet suivi les essais multipliés qn’a faits Stanhope, croit qu’iln’est pas douteux qu’il ne parvienne à donner à cette machinetoute la perfection qu’on peut désirer.