DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IV. 8o 7c ,°™ rnent tous ces différées mouvemens ont servi à produire1 effet qu’on s’est proposé csans cet automate, en les comparantavec ceux d’une personne vivante.
Est-il question de lui faire tirer du son de sa flûte , et de formerle premier ton qui est le re d’en bas ? on commence d’abordà disposer l’embouchure ; pour cet effet, on place sur Je cylindreune lame dessous le levier qui répond aux parties de la bouche,servant à augmenter l’ouverture que font les lèvres. Seconde-ment, on place une lame sous le levier qui sert à faire reculerce même levier? Troisièmement, on place une lame sous lelevier qui ouvre la soupape du réservoir du veut qui vient despetits soufflets qui ne sont point chargés. On place en dernierlieu une lame sous le levier qui fait mouvoir la languette pourdonner le coup de langue, de façon que ces lames venant àtoucher dans le même temps les quatre leviers qui servent aproduire les quatre opérations, la flûte sonnera le re d’en bas.
Par faction du levier qui sert à áugmenter l’ouverture deslèvres 1 , on imite faction de fiiômme vivant, qui est obligé defau gm en ter dans les tons bas. Par le levier qui donne le ventprovenant des soufflets qui ne sont chargés que de leur simplepanneau, on imite le vent foible que f homme donne alors;vent qui n’est pareillement poussé hors de son réservoir qn epar une légère compression des muscles de la poitrine. Par lelevier qui sert à faire mouvoir la languette, en débouchant letrou que forment les lèvres pour laisser passer le vent, on imitele mouvement que fait aussi la langue de fhomme, en se re-tirant du trou pour donner passage au vent, et par ce moyenlui faire articuler une telle note. 11 résultera donc de ces quatreopérations différentes qu’en donnant un vent foible, et le tai-sant passer par une issue large dans toute la grandeur du troude la flûte, son retour produira des vibrations lentes qui serontobligées de se continuer dans toutes les particules du corps dela flûte, puisque tous les trous se trouveront bouchés , et parconséquent la flûte donnera un ton bas. Veut-on lui faire donnerle ton au-dessus, savoir le mi, aux quatre premières opérationspour le re, cn en ajoute un cinquième, on place une lamesous le levier, qui fait lever le troisième doigt de la main droitepour déboucher le sixième trou de la flûte, et on fait appro-cher tant soit peu les lèvres du trou de la flûte en abaissantun peu la lame du cylindre qui tenoit le levier élevé pour h*premiere note cs : ainsi, donnant aux vibrations une issue, endébouchant le premier trou du bout, la ilûte doit sonner un.ton au-dessus.
Tontes ces opérations se continuent à-peu-près les mêmesdans les tons de la première octave, où le mème vent su 1ht