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Tome troisieme.
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8o8 HISTOIRE

pour les former tous; c’est la différente ouverture qui les ca-ractérise : on est seulement obligé de placer sur le cylindredes lames sous les leviers qui doivent lever les doigts pour formerun tel ton. Pour avoir les tons de la seconde octave il fautque l’embouchure change de situation, c’est-à-dire , qu’il fautplacer une lame dessous le levier, qui contribue à faire avancerles lèvres au delà du diamètre du trou de la flûte, et imiterpar-là faction de l’homme vivant, qui, en pareil cas, tournela flûte un peu en dedans. Secondement, il faut placer unelame sous le levier, qui, en faisant rapprocher les deux lèvres,diminue leur ouverture, opération que fait pareillement l’hommequand il serre les lèvres pour donner une moindre issue auvent. Troisièmement, il faut placer une lame sous le levier quifait ouvrir la soupape du réservoir qui contient le vent pro-venant des soufflets chargés du poids de deux livres , vent quise trouve poussé avec plus de force, et semblable à celui que1 homme vivant pousse par une plus forte compression des musclespectoraux. De plus, on place des lames sous les leviers néces-saires pour faire lever les doigts qu’il faut. Ainsi un vent en-voyé avec plus de force , et par une issue plus petite redoublerade vitesse, et produira par conséquent les vibrations doubles,et ce sera l’octave.

A mesure qu’on monte dans les tons supérieurs de cette se-conde octave , il f'aut de plus en plus serrer les lèvres pourque le vent dans un même temps augmente de vitesse.

Dans les tons de la troisième octave, les mêmes leviers quivont à la bouche agissent comme dans ceux de la seconde,avec cette différence que les lames sont un peu plus élevées,ce qui fait que les lèvres vont tout-à-fait sur le bord du troude la flûte , et que le trou qu’elles forment devient extrême-ment petit. On a ajouté seulement une lame sous le levier quifait ouvrir la soupape pour donner le vent qui vient des souf-flets chargés de quatre livres. Par conséquent le vent soufflé avecune plus forte compression, et trouvant une issue encore pluspetite, augmentera de vitesse en raison triple : on aura donc latriple octave, "

11 se trouve des tons dans tontes ces différentes octaves plusdifficiles à rendre les uns que les autres ; on est pour lors obligéde les ajuster en plaçant les lèvres sur une plus grande ou pluspetite corde du trou de la flûte, en donnant un vent plus oumoins fort, ce que fait 1 homme dans les mêmes tons où ilest obligé de ménager son vent, et de tourner la flûte plus oumoins en dedans ou en dehors.

Toutes les lames placées sur le cylindre sont plus ou moinslongues, suivant le temps que doit avoir chaque note et suivant

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