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paroissoit réunir les suffrages publics; ses travaux avoient mêmeété couronnés par l’acadéinie de Fétersbourg. D’Aleinbert, dansla premiere partie de ses liechercàes citées plus haut, s’attachaà discuter le travail de son concurrent, avec ce scrupule et cetteespèce d affectation qui décèle au moins l’envie de déprécier ;Clairaut ne pouvoit s’y méprendre : il se tût néanmoins jus-qu au moment ou il eut a rendre compte dans le Journal desSavans , de la troisième partie des Recherches de d’Alembert,qui parut en 17.56. Comme celui - ci y continua cette espèced’inquisition recherchée sur tous les points de la théorie deClairaut, ce dernier en donna au mois de juin un extrait, danslequel, par forme de réprésailles , il examina sévèrement tousles points de la théorie d’après laquelle d’Alembert avoit dresséses tables, non cependant sans donner les louanges dues à sasagacité et à ses talens géométriques. Cela occasionna de lapart de d’Alembert une assez longue lettre , qu’il publia dansle Mercure de la même année. Clairaut y répliqua dans leJournal des Savans de février 1768, par une autre, dans la-quelle il reprit celle de son adversaire, dans toutes ses parties,en y faisant des réponses.
Un nouvel aliment à cette animosité se présenta en 1768 ;Clairaut annonça à l’acadéinie le calcul de l’effet que Factiondes planètes supérieures avoit pu produire sur le retour de lafameuse comète de i53i, 1607 et 1682, attendu pour la tin de1768. Clairaut pensoit que sa solution du problème des troiscorps se prêtoit plus facilement que toute autre au cas parti-culier d’une comète, dont l’orbite est extrêmement excentrique,ensoxte que tous les abrégés de calcul, résultans de la possi-bilité de négliger sans erreur sensible plusieurs termes de l’équa-tion de la courbe, ne peuvent plus avoir lieu ici. D’Aleinbertlui contesta cet avantage , et la prédiction du retour de la co-mète établie sur les calculs de Clairaut , ayant retardé d’unmois sur l’événement, il parut divers écrits anonymes, danslesquels on cherchoit à rendre cette erreur monstrueuse, enprétendant que cette différence d’un mois devoit se comparerà la différence des deux dernières révolutions, et non à la duréed une révolution moyenne, ou plutôt de deux révolutions. IIvouloit même la comparer à un temps beaucoup plus court;il etoit facile à Clairaut de voir qu’une prétention aussi injustelie pouvoit venir que de d’Alembert; c’est pourquoi,indépendam-ment des réponses qu’y lit la Lande,comme coopérateur de ce tra-vail , Clairaut crut devoir repousser par lui-même cette attaque,ce qu’il lit par une réponse insérée au Journal des Savans denovembre 1769. Cette querelle se prolongea encore quelquesannées par des écrits publiés de part et d'autres , dans le Journal