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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. V. 7 3des Savans de décembre 1761 , et le Journal Encyclopédiquede février 1762.

En juin 1762 , Clairaut rassembla en quelque sorte toutesses forces, et publia dans le Journal des Savans de NouvellesRéflexions sur la contestation entre d’Alembert et lui , non-seulement sur la comète de 1769, mais aussi sur la théorie dela lune. Elles paroissent avoir terminé la discussion ; car je nesache pas que d’Alemberty ait rien opposé; soit qu’il n’aiteu rienà y répliquer , soit qu’il ait cru avoir suffisamment mis les jugesimpartiaux à portée de prononcer. 11 ne m’appartient pas deme mettre de ce nombre; mais cependant, je dirai qu’il mesemble que Clairaut eut en tout ceci le mérite des procédés ;et quand au fond, j'ajouterai qu’il semble que le public, sansrien perdre de la haute estime due à d’Alembert, a mis le travailde Clairaut, du moins quant à ses tables, au-dessus de celui deson concurrent. Les astronomes d’Angleterre, en particulier ,paroissent en avoir pensé ainsi, par le silence qu’ils ont gardésur celles de d’Alembert, dans l’appréciation faite des tables deMayer, Euler et Clairaut, appréciation dans laquelle on n’adonné aucune place à celles de d’Alembert. Celui ci n’avoit pasla patience de suivre de longs calculs appliqués aux observa-tions ; il ne vouloit que des formules élégantes, à peine les avoit-il évaluées, qu’il croyoit tout fini.

Euler est peut-être celui qui le premier a réussi dans ce fa-meux problème ; c’eût été à dire vrai, une sorte de phénomène,que cet homme célèbre qui avoit dé j a traité les questions les

E lus épineuses de la dynamique , ne se fût pas occupé d’un pro-lême dont la solution complète réside dans les principes decette science. Aussi voyons-nous que, tandis que Clairaut etd’Alembert, en France, travailloient à le résoudre, Euler enfaisoit l’objet de ses méditations. Il nous apprend dans lesMémoires de Berlin, 1 7 63, page i83, que dès Tannée 1742,il avoit publié une nouvelle forme de tables de la lune, où ily avoit quelques tables de corrections fournies par la théorie ;mais jl convient qu’il n’en fut pas satisfait, quoiqu’elles ne cé-dassent en rien aux Angloises ; que Mayer rectifia ensuite toutesses équations par les observations, et que ce sont les mêmestables qui ont été reçues avec le plus grand applaudissement.Ainsi, je fie doute pas que dès ce temps-là, il n’ait analysé di-rectement le problème des trois corps; son premier essai en cegenre fut un mémoire , dont on lit l’extrait dans l 'Histoire del*Académie des sciences de Berlin, pour l’année 17/jA, et danslequel il déterminoit le mouvement des nœuds de la lune, et lavariation de l’inclinaison de son orbite.

En 1746, dans le i er . vol. de ses Opuscula vasii argumenti , ilTome IV. 4 L