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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. V. 7$trouvé dans son fils J.-A. Euler, ainsi que Kraft et Lexcll, troishommes aussi courageux et dévoués au bien public et à celuide la science. Ce sont eux qui, sous la direction d’Euler, exé-cutèrent la plus grande partie de ces calculs.

Ainsi, le monde savant étoit en 1772 , en possession de troisnouvelles tables lunaires, qui se disputoient la prééminence ,celles de Mayer, de Clairaut et d’Euler. Mais les premièresayant été assujéties à un grand nombre d’observations, eurenttoujours la préférence : le citoyen de la Lande les publia en1792 dans son astronomie, en corrigeant un peu les époques,les parallaxes. M. Maskelyne , chargé des calculs du Nauticalalmanac , ajouta aux équations de Mayer une petite équationempyrique de 16". II íit aussi quelques légères corrections auxlongitudes moyennes de la lune de l’apogée et du nœud. Le bu-reau des longitudes de Londres, ne pouvant adjuger à Mayer,mort dès 1761, le prix annoncé pour celui des astronomes quidonneroit les tables de la lune les plus exactes, l’envoya à saveuve. Les tables d’Euler furent jugées par le même bureau,approcher le plus du degré de perfection demandée; et en con-séquence , il íut décerné par la France à Euler , une autregratification, sur la demande de Condorcet à M. Turgot, etLouis XVI fit remettre à Euler cette gratification , par formede récompense et de reconnoissance de la marine françoise.Euler étoit effectivement celui dont la théorie avoit lç plus serviaux tables de Mayer.

Il étoit intéressant pour les géomètres ou astronomes ducontinent, d’avoir une comparaison de ces diverses tables,quoique l'on dût toute confiance à celles qui avoient été faites

Í >ar ordre du bureau des longitudes d’Angleterre. Le citoyen dea Lande engagea le citoyen Lémery a entreprendre ce travail ;il calcula plus de cinq cent lieux de la lune, tant par les tablesde Mayer que par celles de Clairaut, pour les comparer auxlieux observés : et il mit le résultat dans la Connoissance desTemps de 1783 ; il en résulte, suivant Lémery, que pour lacommodité et la facilité du calcul ,, les tables de Clairaut avoientl’avantage sur celles de Mayer ; mais qu’elles étoient un peu au-dessous pour l’exactitude, ct que ces dernières , avec les légerschangemens faits par M. Maskelyne, étoient les plus précises,quoique Duséjour ait toujours soutenu que les tables de Claî-raut pouvoient soutenir la concurrence. Les tables d Eulèr ayantbeaucoup plus d’équations, auraient dû avoir plus d’exaciitudë^mais elles se sont trouvées en avoin moins ; parce qu’^llèç n’à-voient pas été assujéties, comme celles/de'Mayeryà un grandnombre d observations. .1 .

En effet, quelque savantes que soient les solfiions .du pro-

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